Croisières et Voyages
Une croisière en océan Indien avec Costa

Reportage

Une croisière en océan Indien avec Costa

Croisières et Voyages

C’est l’une des croisières les plus belles et originales à réaliser en hiver. Aujourd’hui, nous vous emmenons à la découverte des îles de l’océan Indien. Un magnifique voyage vers Madagascar, Maurice et les Seychelles que Costa Croisières propose de novembre à mars au départ de La Réunion. La compagnie italienne s’est faite une spécialité de cette destination, sur laquelle elle exploite ses plus petits paquebots, comme le Costa neoRiviera et le Costa Victoria ces dernières années. Des bateaux sans impression de foule, confortables, agréables et servis par un personnel très souriant et professionnel.

 

Le Costa neoRomantica 

Le Costa neoRomantica (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Costa Victoria 

Le Costa Victoria (© : COSTA CROISIERES)

 

D’une durée de 14 jours, cette croisière présente l’énorme avantage de pouvoir découvrir en un même voyage des territoires très différents et géographiquement éloignés les uns des autres, cela sans avoir à défaire et refaire ses valises. Avec à la clé une destination aux multiples facettes, tant sur le plan culturel que des paysages et rencontres avec la nature. Autre atout de cette croisière : elle laisse le temps à ses passagers de découvrir et s’immerger dans chaque étape, grâce à des escales plus longues que d’ordinaire. Pour certaines, le navire passe même plusieurs jours à quai. De plus, on notera également que, contrairement aux croisières traditionnelles, les excursions proposées ici se font la plupart du temps en petits groupes d’une dizaine de personnes seulement et cela avec guides francophones.  

 

Port Louis, capitale de l'île Maurice 

Port Louis, capitale de l'île Maurice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L’île Maurice

Après un vol depuis Paris, qui peut être pris sous forme de package auprès de la compagnie, qui organise aussi à l’arrivée le transfert entre l’aéroport et le port, l’aventure débute à La Réunion. C’est là que les passagers embarquent sur le navire, qui appareille rapidement vers sa première destination, Maurice. Deux jours d’escale sont programmés à Port Louis, permettant de découvrir la capitale mauricienne, son centre-ville, ses parcs et rues commerçantes.  

 

 

Port Louis 

Port Louis (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Port Louis 

Port Louis (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cette escale est aussi l’occasion de s’enfoncer au cœur de l’île. En plus des très belles plages locales, par ses propres moyens ou via les nombreuses excursions organisées par la compagnie, de nombreux sites remarquables sont à découvrir, comme les massifs volcaniques, dont le Trou aux Cerfs, un volcan endormi avec vue panoramique sur les plateaux du centre de l’île Maurice.

 

L'île Maurice 

L'île Maurice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

L'île Maurice 

L'île Maurice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Il y aussi le fameux le parc de Chamarel, que l’on rejoint par une route serpentant entre les champs de cannes à sucre, les cultures de thé et la forêt tropicale. Le parc abrite notamment les célèbres «Terres aux sept couleurs », issues d’un phénomène géologique unique d’origine volcanique via lequel la terre a pris sept teintes distinctes. Chamarel compte également de spectaculaires cascades, la plus imposante s’élevant à plus de 80 mètres.

 

Les Terres aux sept couleurs 

Les Terres aux sept couleurs (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Les Terres aux sept couleurs 

Les Terres aux sept couleurs (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La grande cascade de Chamarel 

La grande cascade de Chamarel (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Parmi les autres sites à découvrir, il y a par exemple le lac de Grand Bassin, ou Ganga Talao. Formé dans le cratère d’un volcan éteint, ce site sacré accueille un étonnant temple hindou, où les fidèles viennent faire des offrandes aux statues des divinités.

Alors que la visite des rhumeries demeure un incontournable de l’île, sont également à voir les ateliers de maquettistes, une spécialité mauricienne, où des artisans fabriquent de superbes modèles de bateaux.

 

Le lac sacré de Grand Bassin 

Le lac sacré de Grand Bassin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Grand Bassin 

Grand Bassin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Grand Bassin 

Grand Bassin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Village autour des champs de cannes à sucre 

Village autour des champs de cannes à sucre (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Village autour des champs de cannes à sucre 

Village autour des champs de cannes à sucre (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Champ de thé 

Champ de thé (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La canne utilisée pour la fabrication du rhum à la plantation Saint-Aubin 

La canne utilisée pour la fabrication du rhum à la plantation Saint-Aubin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La plantation Saint-Aubin 

La plantation Saint-Aubin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Caméléon dans le parc de la plantation Saint-Aubin 

Caméléon dans le parc de la plantation Saint-Aubin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Atelier de fabrication de maquettes de bateaux 

Atelier de fabrication de maquettes de bateaux (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le soir du départ de Maurice 

Le soir du départ de Maurice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le soir du départ de Maurice 

Le soir du départ de Maurice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

48 heures en mer

Après Maurice, le paquebot part pour deux jours de navigation, au cours desquels les passagers peuvent profiter pleinement des ponts piscines et des nombreuses installations présentes à bord. On trouve notamment de nombreux bars et salons, un centre de bien-être et une salle de fitness, des espaces dédiés aux enfants, un casino, une discothèque et des spectacles différents chaque soir. Se reposer dans un coin tranquille ou participer aux animations festives proposées par l’équipage, il y en a pour tous les goûts. Quant à la cuisine dans les restaurants, elle est agrémentée de produits locaux, dont de délicieuses langoustes grillées provenant de Madagascar.  

 

Journée en mer 

Journée en mer (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Trois jours aux Seychelles

Après ce transit en mer, le navire accoste à Victoria, capitale des Seychelles située sur l'île de Mahé, où il va rester trois jours. L’occasion d’apprécier les merveilles de ce somptueux archipel, en particulier les plages paradisiaques de Praslin et La Digue, avec leurs rochers caractéristiques et leurs récifs coralliens abritant une magnifique faune marine. Celle-ci affleure la surface de l’eau et on peut observer de très près les poissons, simplement avec un masque et un tuba. Le décor est féérique et en perpétuel mouvement en cette saison hivernale, où ciel bleu et orages ne cessent aujourd'hui de se succéder. 

 

La Digue aux Seychelles 

La Digue aux Seychelles (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le port de La Digue 

Le port de La Digue (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Tortue à La Digue 

Tortue à La Digue (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La Digue 

La Digue (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La Digue 

La Digue (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Mais les Seychelles ce n’est pas que cette image de rêve. Il ne faut pas, non plus, manquer la très belle forêt de palmiers du parc naturel de la Vallée de Mai, à Praslin. Cette île se rejoint par des navettes maritimes depuis Victoria puis, une fois sur place, on peut emprunter de plus petits bateaux, vedettes ou voiliers, pour toucher d’autres sites, dont La Digue, avec à la clé de très agréables navigations le long des archipels.

 

 

La Vallée de Mai, à Praslin 

La Vallée de Mai, à Praslin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Praslin 

Praslin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Praslin 

Praslin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Praslin 

Praslin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Praslin 

Praslin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Praslin 

Praslin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Entre Praslin et La Digue sur un catamaran 

Entre Praslin et La Digue sur un catamaran (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Retour à Victoria en soirée 

Retour à Victoria en soirée (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Victoria a aussi ses charmes. Une promenade y est conseillée, jusqu’à aller se perdre dans les quartiers juchés dans les hauteurs de la ville, qui compte aussi un beau parc botanique où résident entre autres des tortues et de nombreuses roussettes, ces chauve-souris géantes typique de la région. Les amateurs de bateaux pourront aussi observer les imposants thoniers dont ce port est l'une des principales bases pour la pêche en océan Indien. 

Les reliefs montagneux qui surplombent la capitale seychelloise, et globalement l'île de Mahé, sont également à découvrir. Les paysages y sont très beaux, avec de superbes panoramas sur la mer et de belles balades en forêt.

 

Victoria avec le port des thoniers 

Victoria avec le port des thoniers (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Victoria 

Victoria (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Victoria vue des quartiers en hauteur 

Victoria vue des quartiers en hauteur (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Les hauteurs de Victoria 

Les hauteurs de Victoria (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Dans le parc botanique de Victoria 

Dans le parc botanique de Victoria (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

A travers l'île de Mahé 

A travers l'île de Mahé (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

A travers l'île de Mahé 

A travers l'île de Mahé (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

A travers l'île de Mahé 

A travers l'île de Mahé (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

A travers l'île de Mahé 

A travers l'île de Mahé (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le paquebot à Victoria 

Le paquebot à Victoria (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Nosy Be : première escale à Madagascar

La croisière se poursuit ensuite vers une destination rare, Madagascar, avec pour commencer l’île de Nosy Be, d’où l’on peut partir à bord de petits bateaux explorer des réserves naturelles paradisiaques, en particulier les îles Komba et Tanikeli. Plages de sable blanc abritées par des palmiers parcourus par les petits singes makis, eau transparente avec coraux et poissons multicolores, dauphins et tortues de mer longeant le rivage…  Cet endroit d’une rare beauté n’a rien à envier aux Seychelles.

 

Le navire au mouillage à Nosy Be 

Le navire au mouillage à Nosy Be (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Nosy Be 

Nosy Be (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Nosy Be 

Nosy Be (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tanikeli

Tanikeli (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Tanikeli

Tanikeli (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Tanikeli

Tanikeli (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Dans les villages de pêcheurs, les habitants, qui voient depuis longtemps passer les voyageurs, font découvrir ces lieux hors du temps, à travers la côte et la forêt, ou par la mer en pirogue. Ici, on vit des produits de la mer, d’un peu de culture et d’un tourisme encore relativement embryonnaire. A Komba, quelques échoppes d’objets artisanaux, pour l’essentiel fabriqués sur le continent, bordent le chemin qui monte au très joli parc naturel abritant une végétation luxuriante et une faune abondante : tortues terrestres, lémuriens, caméléons, geckos et autres scarabées. En mer évolue entre les îles de l’archipel une flottille hétéroclite de bateaux plus ou moins modernes, dont les vieux boutres et frêles pirogues de bois des pêcheurs. On remarque même une petite coque blanche et noire parée d’Hermines, semblant indiquer qu’au moins un Breton réside ici.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Komba 

Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Komba 

Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Komba 

Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Komba 

Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Komba 

Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le village de Komba 

Le village de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Komba 

Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le parc de Komba 

Le parc de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Caméléon dans le parc de Komba 

Caméléon dans le parc de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dans le parc de Komba 

Dans le parc de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dans le parc de Komba 

Dans le parc de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dans le parc de Komba 

Dans le parc de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dans le parc de Komba 

Dans le parc de Komba (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Fin de journée à Nosy Be 

Fin de journée à Nosy Be (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La mythique baie de Diego Suarez

Le navire part ensuite pour une autre destination mythique de Madagascar, Antsiranana. La baie de celle qu’on appelait autrefois Diego Suarez est gigantesque et considérée comme l’une des plus belles du monde. Jusqu’en 1975, soit 15 ans après l’indépendance, la cité portuaire accueillait une base et un arsenal de la flotte française. Le célèbre Hôtel de la Marine est d’ailleurs toujours là. Mais l’ancien palace, gravement endommagé par un cyclone en 1984, n’est plus aujourd’hui qu’à l’état de ruines. Situé rue Richelieu, qui descend vers le port, le vieil édifice fait d’ailleurs partie des plus imposants vestiges coloniaux d’Antsiranana, dont les artères du centre historique ont gardé leurs noms français. On y trouve les rues Colbert, La Fayette ou Sadi Carnot, l’avenue de France ou encore la place Joffre, le buste du maréchal, qui participa à la campagne de colonisation de l’île et la fortification de Diego Suarez à la fin du XIXème siècle, dominant également le port. C’est là que la population se réunit traditionnellement lors des grandes escales, autrefois celles de la Jeanne d’Arc, l’ancien bâtiment école de la Marine nationale, aujourd’hui des paquebots de croisière. Malheureusement, la ville, décrépie et mal entretenue, manque cruellement d’investissement.

 

La baie de Diego Suarez 

La baie de Diego Suarez (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La baie de Diego Suarez 

La baie de Diego Suarez (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Antsiranana 

Antsiranana (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'ancien Hôtel de la Marine 

L'ancien Hôtel de la Marine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les Tsingy Rouges

Depuis Antsiranana, on conseillera d’opter pour un trekking dans le parc des Tsingy Rouge, que l’on rejoint depuis le port en 4x4. Un moyen de locomotion conseillé pour suivre la piste de terre qui y mène, mais aussi préférable compte tenu de l’état très dégradé de la route nationale qu’il faut auparavant emprunter sur une soixantaine de kilomètres. Site géologique unique, il résulte de l’érosion d’une roche rouge, la latérite. Situés dans la région de Diana, les Tsingy Rouge, nichés au cœur d’impressionnants canyons et entretenus par les communautés locales, sont ouverts aux tourisme depuis quelques années seulement. 

 

La piste menant au Tsingy Rouges 

La piste menant au Tsingy Rouges (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Les Tsingy Rouges 

Les Tsingy Rouges (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Les Tsingy Rouges 

Les Tsingy Rouges (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Les Tsingy Rouges 

Les Tsingy Rouges (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

A travers le parc des Tsingy Rouges 

A travers le parc des Tsingy Rouges (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

A travers la RN6

La route y menant est la fameuse Nationale 6, qui traverse le nord de Madagascar. Bien qu’il s’agisse de l’une des grandes voies de communication du pays, elle nécessite une conduite assez sportive, n’ayant selon notre chauffeur pas été refaite depuis le départ des Français, il y a plus de quarante ans. Depuis, le climat tropical a considérablement dégradé la voie, parsemée de nids de poule, qui tiennent souvent plus de petits cratères, alors que le ravinement provoqué par des pluies très régulières et abondantes a par endroit progressivement grignoté le bitume, voire en a eu totalement raison. Certaines portions redeviennent ainsi, au fil du temps, des pistes de terre.

 

Sur la RN 6 

Sur la RN 6 (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cette route permet cependant d’apprécier les somptueux paysages de cette région de Madagascar, avec des massifs montagneux spectaculaires, de vastes plaines, certaines arides, d’autres gorgées d’eau. On y voit les troupeaux paître et les rizières s’épanouir. La flore est très riche, dominée par quelques baobabs géants, alors que les caméléons sont légion. Chemin faisant, on traverse de nombreux villages, où la population vit essentiellement d’agriculture et d’élevage. Parfois, dans une pauvreté palpable, sans électricité ni eau courante, avec des familles vivant dans de minuscules bicoques en bois et toit de chaume, quand il ne s’agit pas, pour toute maison, que de quelques tôles ondulées. Cependant, malgré les difficultés, il y a là beaucoup de vie et de sourires.

 

Village le long de la RN 6 

Village le long de la RN 6 (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Tamatave

Plus dure, en revanche, est la confrontation avec la misère dans la ville de Toamasina, autrement connue sous le nom de Tamatave. C’est la troisième et dernière escale de cette croisière dans la Grande Ile. Comme pour Nosy Be et Diego Suarez, si l’on ne connait pas Madagascar ou l’Afrique, il est à noter qu’il faut éviter de s’aventurer dans des lieux isolés et faire attention à ses affaires personnelles. La misère est en effet prégnante et les touristes insouciants peuvent faire de mauvaises rencontres ou être victimes de vols. Mais globalement, la population est très accueillante et, pour ceux qui ont d’éventuelles inquiétudes à ce sujet, les excursions proposées par la compagnie permettent de découvrir ce très beau pays dans un cadre sécurisé.

 

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le port de Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le port de Tamatave (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Malgré l’activité économique générée par un port modernisé, d’où sont notamment exportés des produits miniers et agricoles, Tamatave, capitale de l’Est malgache, est très marquée par la pauvreté. Autour du Bazary Be, le grand marché de la ville, les touristes sont littéralement assaillis par les mendiants. Vieux décharnés, gamines d’une douzaine d’années déjà mères, enfants estropiés… le choc est brutal. Très émus, certains croisiéristes réunionnais décident d’ailleurs, à ce moment-là, d’acheter des poulets et du riz qu’ils donnent à l’entrée du marché. Une solidarité qui se poursuit sur le quai où est amarré le paquebot. Des dizaines de passagers, de retour d’excursion, redescendent en effet avec les brioches de Noël confectionnées à leur attention par l’équipage. Plutôt que les garder, ils les offrent à la population, les policiers organisant la file d’attente pour cette distribution alimentaire improvisée. On notera à ce sujet que Costa, habituée des ports malgaches, apporte aussi une aide aux populations. La compagnie italienne effectue diverses donations et noue des partenariats pour développer l’économie locale.

 

 

Chantier naval dans Tamatave, au départ des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Chantier naval dans Tamatave, au départ des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le canal des Pangalanes

C’est le cas par exemple, à Tamatave, sur le canal des Pangalanes. Construite de 1896 à 1904, cette voie fluviale, entrecoupée de lacs, reliait sur près de 700 kilomètres Tamatave à Farafangana au sud. Elle fut édifiée pour constituer une alternative au transport de fret par cabotage, la navigation côtière étant très dangereuse dans cette partie de l’île. Laissé à l’abandon après la décolonisation, le canal a été partiellement restauré ces trois dernières décennies. Mais n’y circulent plus gère que des petits bateaux assurant le transport de marchandises et de passagers depuis et vers Tamatave, mais aussi et surtout entre les multiples villages qui se sont développés au bord du canal après sa création. Certains sont aujourd’hui très isolés, la voie fluviale étant leur seul moyen de communication avec l’extérieur. Quelques bateaux motorisés et chalands en acier naviguent sur la partie nord, dont ceux produits aux chantiers navals de Tamatave situés dans un bras du canal créé près de la gare ferroviaire et d’un boulevard desservant directement le port maritime. Mais, pour l’essentiel, ce sont des pirogues à pagaies qui fréquentent les Pangalanes, certaines étant de simples troncs d’arbres creusés. Elles servent aux pêcheurs qui déploient leurs filets ou relèvent les nombreux casiers installés le long du canal. Le poisson est l’une des principales ressources des habitants des Pangalanes, qui vendent aussi des produits artisanaux et du bois, notamment des troncs et feuilles de bambous. Le canal, qui s’ensable sans cesse, est par ailleurs dragué, manuellement. Il s’agit probablement d’un des travails les plus durs au monde puisque les hommes doivent plonger à plusieurs mètres pour récupérer le sable au moyen d’un panier tressé puis remplir progressivement leur pirogue. Une fois celle-ci au ras de l’eau, ils regagnent la berge où il n’y a ni brouette ni machine. Le sable est donc débarqué à la force des bras et à la pelle puis, de tas en tas, rejoint de la même manière un chemin plus ou moins éloigné où il pourra être chargé sur un véhicule, mécanisé ou non.

 

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Extraction de sable sur le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Extraction de sable sur le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le canal des Pangalanes (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La navigation sur le canal permet de découvrir toute une vie au bord de l’eau, de très beaux paysages et aussi d’aller à la rencontre des habitants. Costa a en effet noué un partenariat avec le village local de Tapakala, pour lequel la compagnie a financé des installations. De quoi améliorer la vie de la communauté, qui reçoit à chaque escale de paquebot la visite de plusieurs centaines de croisiéristes, auxquels on fait découvrir le village, différents métiers et coutumes, comme la préparation des filets de pêche, le tressage des feuilles de palmiers, la musique et les chants locaux, ou encore une démonstration de Morengy, un sport de combat traditionnel. Les habitants en profitent pour vendre des produits artisanaux ou détaxés.

 

Le village de Tapakala (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le village de Tapakala (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le village de Tapakala (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le village de Tapakala (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L’idée est bonne sur le fond car elle constitue une ressource supplémentaire pour des familles qui vivent très chichement. Pour les touristes, l’expérience est intéressante et donne comme d’autres moments durant ce voyage à réfléchir sur la disparité de la condition humaine à travers le monde. Mais à la vérité, elle est aussi gênante. Habituellement séparés en petits groupes, les touristes arrivent en effet, au village, de façon massive. L’ « immersion » prend alors des allures d’invasion. Pire, elle peut donner la très désagréable sensation de voir ce lieu et ses habitants transformés en une sorte de parc d’attraction indigène pour riches occidentaux.

C'est sur cette note contrastée que se termine la partie malgache de la croisière. D’ailleurs, lorsque l’on retrouve le luxe et l’abondance du paquebot, l’ambiance a changé. Il y a durant quelques heures comme un malaise, voire une certaine honte à pouvoir profiter autant alors que d’autres sont dans un tel besoin. De nombreux passagers sont très clairement marqués par cette escale dans ce qu'elle a de plus beau et de plus terrible. Humainement, ils ne sont pas prêts de l'oublier.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Fin du voyage à La Réunion

La croisière s’achève comme elle a commencé à La Réunion, avec cette fois une nuit à quai afin de pouvoir découvrir quelques-uns des trésors de la principale île française en océan Indien. Avec au programme le Piton de la Fournaise, incontournable volcan réunionnais toujours actif, ou encore le cirque de Salazie et les célèbres chutes du Voile de la Mariée. On peut facilement visiter la capitale, Saint-Denis, ainsi que les nombreuses autres communes et villages jalonnant cette île de plus de 850.000 habitants.

 

Devant La Réunion (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Devant La Réunion (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Les chutes du Voile de la Mariée

Les chutes du Voile de la Mariée (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Plantation de vanille

Plantation de vanille (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Ananas Victoria

Ananas Victoria (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une société multiculturelle

En deux jours, il est possible de se donner un très bon aperçu de l’île. La campagne réunionnaise se caractérise par ses étendues de champs de canne à sucre, de plantations de vanille, de litchis et d’ananas Victoria, le tout ponctué de maisons créoles et de temples Tamoul, la religion hindoue témoignant de l’importance de la communauté réunionnaise d’origine indienne, qui représente environ un quart de la population. Arrivés notamment de Calcutta et des anciens comptoirs français en Inde, les « Malbars » furent recrutés par les colons après l’abolition de l’esclavage, décrété à Paris en avril 1848.  Une petite partie des habitants d’origine indienne est de confession musulmane, il s’agit des  « Zarabes ». S’y ajoutent les « Cafres », réunionnais d’origine africaine dont les ancêtres furent pour la plupart envoyés travailler de force dans les plantations ; les français métropolitains appelés localement « Zoreilles » et les Chinois, venus à la Réunion à partir de la fin du XIXème siècle. La dernière grande vague d’immigration est celle des Comoriens et maintenant des Mahorais, qui arrivent en nombre depuis que Mayotte a pris le statut de département en 2011. Ce qui n’est pas sans poser problème à La Réunion, qui représente traditionnellement un modèle de cohabitation et de diversité culturelle mais se voit aujourd’hui confrontée à un vrai défi.

Héritage des vagues successives de migration, le mélange ethnique a donné naissance aux Créoles, qui représentent autour de 40% de la population de l’île. Musique, danse, art, langue, cuisine… la culture créole est, à l’image de cette terre, d’une très grande richesse.

 

Vue depuis le Nez de Boeuf

Vue depuis le Nez de Boeuf (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Des paysages grandioses

La Réunion compte de très belles plages, des vallées, plaines côtières et hauts plateaux fertiles, ainsi que de somptueux massifs montagneux, formés au fil de l’histoire par une tumultueuse activité volcanique. De superbes randonnées sont à faire dans le parc national, au cœur de l’île, qui s’organise autour du Piton de la Fournaise et du Piton des Neiges. Les deux principaux volcans réunionnais, avec leurs cirques et remparts, ont été inscrits en 2010 à la liste des biens naturels du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

La Réunion

La Réunion (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Vue depuis le Nez de Boeuf

Vue depuis le Nez de Boeuf (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La plaine des Cafres

La plaine des Cafres (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Depuis le port, on rejoint le Piton de la Fournaise en passant d’abord par la très belle route panoramique des Tamarins, traversant notamment les villages de Saint-Pierre et du Tampon, puis on rejoint la Plaine des Cafres, superbe terre d’agriculture et d’élevage. L’ascension se poursuit au travers de paysages grandioses, comme le Nez de Bœuf, à 2050 mètres d’altitude, puis dans un décor lunaire à l’approche du volcan, via la Plaine des Sables. La météo, très changeante, ajoute au surréalisme de cette région, les reliefs se révélant et se cachant très rapidement derrière les nuages. A 2300 mètres d’altitude se trouve le Pas de Bellecombe, d’où l’on peut admirer l’étendue désertique entourant le Piton de la Fournaise, ainsi que le petit cratère Formica Leo, qui se serait formé au milieu du XVIIIème siècle. Le rempart de Bellecombe, et plus loin sur les côtés ceux de Bois Blanc et du Tremblet, forment l’enclos Fouqué. Il s’agit de la plus récente caldeira créée par le volcan.  Elle s’étend vers l’Est, jusqu’à la mer, sur 9 kilomètres de large et 13 de long. Toujours actif, le Piton de la Fournaise est l’un des volcans au monde entrant le plus fréquemment en éruption. Ce fut le cas à quatre reprises rien que pour l’année 2018. L’intensité des éruptions est très variable, de même que leur durée, qui peut aller de quelques heures à plusieurs mois, les derniers épisodes majeurs remontant à 1998 et 2007. Toute l’histoire géologique et volcanique de La Réunion est racontée à la Cité du Volcan, située à Bourg Murat, en haut de la Plaine des Cafres.

 

La Plaine des Sables

La Plaine des Sables (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

L'enclos Fouqué

L'enclos Fouqué (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'enclos Fouqué

L'enclos Fouqué (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La redescente par l’Est de l’île est l’occasion de découvrir un autre type de végétation, celle-ci évoluant assez sensiblement en fonction de l’exposition des différentes parties de La Réunion, qui peut se séparer en deux grandes zones : à l’ouest la région « sous le vent », plus sèche, et la région « au vent » où la forêt tropicale a été en grande partie détruite par la culture de la canne à sucre, mais subsiste notamment au sud-est, là où la pluviométrie est la plus importante.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

C’est ainsi que se termine cette croisière en océan Indien, faite de deux semaines de détente, de découvertes, de rencontres et de contrastes naturels comme culturels. De quoi se remplir la tête et s’en mettre plein les yeux via une coupure hivernale sous les chaudes latitudes de l’océan Indien.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

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