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Une éolienne flottante testée au Croisic l'an prochain

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Une éolienne flottante testée au Croisic l'an prochain

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Pour la première fois, une éolienne flottante va être testée au large des côtes françaises. La semaine dernière, l’Ecole centrale de Nantes a signé un contrat portant sur l’utilisation de son site d’expérimentation SEM-REV dans le cadre des essais en mer de Floatgen.  Il s’agit du projet européen qui va conduire à la réalisation d’un démonstrateur d’éolienne flottante équipée d’une turbine de 2MW de puissance. Cette machine sera fournie par le groupe espagnol Gamesa, alors que la société française Ideol est en charge du flotteur. Celui-ci sera d’un nouveau genre, qui adopte la technologie « Damping Pool », brevetée et développée par Ideol. Concrètement, il s’agit d’une structure flottante en béton de forme rectangulaire, relativement compacte, à faible tirant d'eau et offrant selon son concepteur un comportement hydrodynamique extrêmement performant. Le puits central situé à l’intérieur du flotteur est conçu et dimensionné pour permettre l’amortissement des mouvements du flotteur, grâce aux phénomènes de ballotement de l’eau retenue à l’intérieur, et ainsi de réduire les mouvements induits sur la turbine. L’un des objectifs de ce nouveau concept est de réduire significativement le coût de l’éolien flottant, une technologie qui doit permettre d’installer des machines là où les fonds sont trop importants pour l’éolien offshore posé, alors même que les gisements de vent peuvent offrir de meilleurs rendements. Assemblé à Saint-Nazaire, le démonstrateur Floatgen sera ensuite remorquée vers le SEM-REV, en vue d'une mise en place en juin 2015. 

 

 

Flotteur développé par Ideol(© IDEOL)

Flotteur développé par Ideol(© IDEOL)

 

Flotteur développé par Ideol(© IDEOL)

Flotteur développé par Ideol(© IDEOL)

 

 

Lancé en 2013, Floatgen comprend désormais sept partenaires de quatre pays européens. En plus de Gamesa, coordinateur du consortium et Ideol, participent également l’Université de Stuttgart pour les activités de monitoring, Fraunhofer-IWES pour les études d’impact environnemental, le groupe RSK, spécialisé dans la biologie marine, ainsi que la société de conseil Zabala. Centrale Nantes est donc le dernier partenaire à rejoindre ce projet, qui va permettre de lancer sur l’éolien flottant le SEM-REV, un équipement unique en France, achevé l’an dernier et dédié à l’expérimentation des nouvelles énergies marines, notamment dans le domaine de l’éolien et du houlomoteur. « SEM-REV est une zone offshore de 1km² disposant de moyens de mesures océanographiques, d’un centre de recherche à terre, d’un câble électrique sous-marin à haute tension, d’un système de connexion sous-marin et d’une sous-station électrique connectée au réseau national. Aujourd’hui, le site SEM-REV est complètement opérationnel en termes d’autorisations, ce qui correspond parfaitement au planning du projet FLOATGEN », souligne Christian Berhault, directeur du site d’essais, dont la partie maritime est située au large du Croisic. 

L'intégration de l'Ecole Centrale de Nantes au projet Floatgen est une très bonne nouvelle pour l'établissement français et son site d'essais, qui a été confronté à l'abandon du projet Winflo, porté par DCNS et Nass&Wind. En dehors de l'éolien flottant, le SEM-REV va également être utilisé dans le cadre d'un projet houlomoteur.