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Une fausse alerte déclenche une grosse opération de sauvetage en Manche

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Une fausse alerte déclenche une grosse opération de sauvetage en Manche

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Samedi, peu avant 21 heures, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Jobourg a reçu l’appel d’un homme se signalant en panne moteur sur son canot de 4 mètres, tout près des côtes de Cabourg, dans le Calvados. Dés réception de cette alerte, le CROSS a coordonné une importante opération de recherche en mer en faisant intervenir les vedette et canot de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) de Dives sur mer (SNS 283 St Sauveur) et de Ouistreham (SNS 091 St Anne des Flots). A 21h30 locales, le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) du Calvados, qui avait également été alerté par la même personne, a fait intervenir, en relation avec le CROSS de Jobourg, le canot pneumatique et les plongeurs de Caen, ainsi qu’une patrouille terrestre de la brigade des sapeurs pompiers de Cabourg. A 23h30, les recherches effectuées par les moyens nautiques engagés dans la bande des 400 mètres et plus au large n’avaient pas permis de localiser l’embarcation et la personne à l’origine de l’appel. Le CROSS de Jobourg a alors fait décoller l’hélicoptère de la sécurité civile Dragon 76 basé au Havre.

De nombreux moyens ayant été mobilisés suite à cet appel téléphonique à caractère vraisemblablement malveillant, le CROSS de Jobourg a interrompu cette opération de recherche et de sauvetage à 0h15 dans la nuit de samedi à dimanche. Le préfet maritime de la Manche et de la mer du nord a demandé qu’une enquête de la Gendarmerie maritime puisse être déclenchée. « Les opérations de sauvetages en mer, si elles sont gratuites, ont cependant un coût public à la charge des contribuables : plusieurs milliers d’Euros pour une heure de vol d’hélicoptère, plusieurs centaines d’Euros pour une heure d’intervention d’une vedette de la SNSM », rappelle la préfecture maritime de la manche et de la mer du Nord. « Les sauveteurs, dont certain sont bénévoles, interviennent par ailleurs toujours dans l’urgence et en prenant des risques. Enfin, les moyens mobilisés sans véritable prétexte et suite à des plaisanteries de mauvais goût pourraient être plus utiles sur des opérations déclenchées simultanément par les CROSS dans d’autres zones ».

Sauvetage et services maritimes