Défense
Une force de guerre des mines dans le détroit de Bab-el-Mandeb

Actualité

Une force de guerre des mines dans le détroit de Bab-el-Mandeb

Défense

La dégradation de la situation au Yémen ces dernières semaines entraine le déploiement d’importants moyens aéromaritimes dans le détroit de Bab-el-Mandeb, qui relie la mer Rouge et l’océan Indien. Ce passage stratégique, qui dans sa partie la plus resserrée ne mesure qu’une trentaine de kilomètres, est crucial pour le trafic maritime international. C’est en effet par là que passent les grandes routes commerciales entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe. Porte-conteneurs, pétroliers, méthaniers, vraquiers… Des milliers de navires empruntent chaque année ce détroit avant et après le franchissement de canal de Suez.

Face à la guerre civile qui secoue le Yémen et aux risques terroristes qu’elle engendre, de nombreux pays ont dépêché des bâtiments et aéronefs militaires pour assurer la sécurité de la zone. Des unités européennes et américaines, mais aussi des bâtiments égyptiens, iraniens, chinois et indiens ont pris position pour protéger les navires de commerce, surveiller le secteur et réaliser des évacuations. Alors que les Chinois ont exfiltré 300 ressortissants, la marine française en a recueilli une centaine au début du mois. Une opération tendue puisque des échanges de tirs se sont produits à terre avec les militaires français venus protéger le transfert des civils vers les bâtiments positionnés au large.

En plus des frégates et patrouilleurs naviguant dans le détroit de Bab-el-Mandeb  et ses approches, une force de guerre des mines vient d’être déployée dans la zone. Placée sous commandement américain, la Task Force 152 compte quatre bâtiments, une unité de commandement britannique ainsi que trois chasseurs de mines, un britannique, un américain et le français Aigle. Ce dernier, qui évoluait dans le Golfe avec l’Andromède, a été détaché le week-end dernier et est arrivé sur zone lundi. L’objectif de ce déploiement est de vérifier qu’aucun engin explosif n’a été mouillé dans le détroit. Les risques sont encore peu élevés mais compte tenu des enjeux colossaux que le libre franchissement de ce passage représente, les marines ne veulent prendre aucun risque. La mission devrait durer environ un mois.

Marine nationale