Défense
Une frégate de la Marine nationale déjoue un acte de piraterie

Actualité

Une frégate de la Marine nationale déjoue un acte de piraterie

Défense

Coup sur coup, deux navires militaires sont intervenus dans des attaques de cargos au large des côtes somaliennes. Après le destroyer USS Winston S. Churchill le 21 janvier, la frégate française Courbet s’est, à son tour, portée au devant d'un vraquier, le turc Osman Mete, vendredi dernier. Le bateau, en transit entre Durban et la Turquie, avait émis un appel de détresse suite à l’attaque d’une embarcation rapide. A bord, des pirates, armés de fusils automatiques et d’un lance roquette, ont ouvert le feu sur la passerelle. Ils n’ont toutefois pas pu monter à bord avant l’arrivée des secours. Le Courbet, précédé de son hélicoptère Panther, est parvenu à mettre en fuite les assaillants. Depuis mars 2005, 26 attaques de pirates ont été recensées devant la Somalie. Les pillards s’en prennent le plus souvent aux cargos chargés d’aide humanitaire à destination des populations. Les modalités d'intervention dans les eaux territoriales du pays sont un véritable casse-tête pour les forces internationales déployées en océan Indien. Toutefois, les pirates agissent de plus en plus loin du littoral, ce qui peut faciliter les interceptions. C’est le cas du boutre arraisonné il y a huit jours par le destroyer américain. L’embarcation avait lancé son attaque à 210 miles de la côte !
Troisième unité du type La Fayette, le Courbet est frégate de 3600 tonnes en charge pour 125 mètres de long. Le navire est armé de missiles antinavires Exocet et antiaériens Crotale, d’une pièce de 100 mm, de deux canons de 20 mm et d’un hélicoptère. Le Courbet est actuellement déployé en océan Indien dans le cadre du volet naval de l’opération anti-terrorisme Enduring Freedom. Le bâtiment évolue au sein de la Task Force 150, sous commandement néerlandais.

Le HCR réclame l’arrestation des trafiquants d’hommes

Outre les actes de piraterie, les troubles qui persistent en Somalie conduisent à des exodes, notamment par voie maritime. Plusieurs cargos chargés de clandestins sont arrivés récemment au Yémen. Dans l’un d’eux, le Samaa 1, 2500 réfugiés s’étaient entassés pour un voyage de 9 jours, marqué par un manque d’eau et de nourriture. Tous ont cependant survécu, ce qui n’est pas toujours le cas. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, « un bateau a accosté le 16 janvier avec à son bord 65 personnes et six corps sans vie. Quelques quatorze personnes, dont les corps auraient été jetés à la mer, seraient également mortes au cours du voyage dans le golfe d’Aden. Six d'entre elles ne pouvant plus supporter la soif se seraient précipitées dans les flots, et huit seraient mortes de faim et de soif ». Dans un communiqué, le HCR réitère son appel à l’arrestation des trafiquants d'êtres humains qui opèrent depuis la Somalie. Entre le 12 et le 17 janvier, 22 bateaux chargés de clandestins sont arrivés au Yémen. Parmi les passagers, le centre de transit du HCR a enregistré 1217 Somaliens et 39 Éthiopiens.
_______________________________________

• Voir la fiche technique des frégates type La Fayette

Piraterie dans le monde | Actualité du brigandage maritime Marine Nationale | Toute l’actualité de la marine française