Défense
Une frégate espagnole intégrée à un groupe aéronaval américain

Actualité

Une frégate espagnole intégrée à un groupe aéronaval américain

Défense

La frégate lance-missiles Juan de Borbon est intégrée durant un mois au groupe aéronaval du porte-avions USS George H.W. Bush, qui vient d'arriver en Europe à l'occasion de son premier déploiement opérationnel. Le bâtiment espagnol évolue aux côtés du CVN 77 et de son escorte, constituée des croiseurs USS Gettysburg (CG 64) et USS Anzio (CG 68), ainsi que des destroyers lance-missiles USS Truxton (DDG 103) et USS Mitscher (DDG 57). Comme ces navires, le Juan de Borbon dispose du système de défense aérienne Aegis, articulé autour d'un radar à quatre antennes planes SPY-1D. A l'instar des destroyers du type Arleigh Burke et des croiseurs du type Ticonderoga, la frégate de l'Armada met aussi en oeuvre des missiles surface-air SN-2 MR et ESSM-RIM.
Au cours de ce déploiement avec le George H.W. Bush Carrier Strike Group (GHWB CSG), le Juan de Borbon participe aux manoeuvres organisées actuellement par la Royal Navy au large des côtes britanniques. Les bâtiments feront escale ce week-end à Portsmouth et doivent, ensuite, mettre le cap sur Carthagène, en Espagne.

Le Juan de Borbon avec le GHWB CSG (© : US NAVY)
Le Juan de Borbon avec le GHWB CSG (© : US NAVY)

Manoeuvres avec les Britanniques (© : US NAVY)
Manoeuvres avec les Britanniques (© : US NAVY)

Le Juan de Borbon avec le GHWB CSG (© : US NAVY)
Le Juan de Borbon avec le GHWB CSG (© : US NAVY)

Le Juan de Borbon est la seconde des cinq frégates du type F100 réalisées par Navantia pour la marine espagnole. La tête de série, l'Alvaro de Bazan, est entrée en service en 2002 puis a été suivie par le Juan de Borbon en 2003, le Blas de Lezo en 2004 et le Mendez Nunez en 2006. Le cinquième bâtiment de la série, le Cristobal Colon, a été mis sur cale au Ferrol en 2009 pour une livraison en 2012. En revanche, après avoir été autorisée en 2007, la construction d'un 6ème navire, le Roger de Lauria, a été suspendue en 2009 en raison de la crise économique.
Longs de 146.7 mètres pour un déplacement de 5870 tonnes en charge, les F100 disposent du système de défense aérienne américain Aegis avec radar SPY-1D (puis SPY-1F) à antennes planes. Comptant 48 cellules de lancement vertical, ils peuvent mettre en oeuvre des missiles SM-2 MR, ESSM RIM et, éventuellement, SM-3. L'embarquement ultérieur de 16 missiles de croisière Tomahawk est également envisagé. Pour l'heure, l'armement est complété par 8 missiles Harpoon, une tourelle de 127mm, 2 canons de 20mm, 4 mitrailleuses de 12.7mm et 4 tubes lance-torpilles. Un hangar permet d'abriter un hélicoptère de type Sea Hawk. Côté propulsion, les F100 comptent 2 turbines à gaz GE LM-2500 et 2 moteurs diesels Caterpillar. La puissance développée atteint 34.765 kW, la vitesse maximale étant de 29 noeuds.

Le Juan de Borbon (© : US NAVY)
Le Juan de Borbon (© : US NAVY)

En juillet 2007, l'Australie a choisi le modèle F100 de Navantia dans le cadre de son programme de nouveaux destroyers lance-missiles. La construction du HMAS Hobart a débuté en 2010, sa mise sur cale devant intervenir en 2013 aux chantiers ASC d'Osborne, en Australie. L'admission au service actif est prévue en 2015. Deux autres unités, les HMAS Sydney et HMAS Brisbane, doivent être livrées en 2016 et 2017. Un quatrième bâtiment, le HMAS Melbourne, pourrait être réalisé dans la foulée.

L'Alvaro de Bazan tirant un SM-2 MR (© : ARMADA ESPANOLA)
L'Alvaro de Bazan tirant un SM-2 MR (© : ARMADA ESPANOLA)

Marine espagnole | Toute l'actualité de l'Armada española