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Une frégate italienne à Brest

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Une frégate italienne à Brest

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Cousine des Forbin et Chevalier Paul de la Marine nationale, la frégate italienne Andrea Doria a appareillé hier de Brest après quatre jours d’escale. Parti le 3 septembre de sa base de Tarente, le bâtiment a rejoint l’Atlantique pour participer à l’exercice Joint Warrior, qui réunira début octobre, en Europe du nord, une flotte impressionnante. Pas moins de 30 unités de surface, 4 sous-marins, 34 aéronefs  et 6300 militaires doivent participer à ces grandes manœuvres regroupant 12 pays (Allemagne, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, France,  Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni).

 

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH)

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH) 

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH)

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH) 

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH)

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH) 

 

Construit comme son sistership le Caio Duilio par Fincantieri, l’Andrea Doria a été livré à la Marina militare en 2007. Réalisés dans le cadre du programme franco-italien Horizon, ces bâtiments de 152.9 mètres et plus de 7000 tonnes en charge sont spécialisés dans la défense aérienne. Ils disposent à cet effet d’un radar de veille lointaine S 1850 M et d’un radar multifonctions EMPAR, l’armement principal étant constitué d’un système PAAMS avec 32 missiles Aster 30 et 16 missiles Aster 15. Quasiment identiques aux Forbin et Chevalier Paul, les bâtiments italiens se distinguent notamment par la présence, sur le toit du hangar, par une troisième tourelle de 76mm (apparemment débarquée sur l'Andrea Doria), leurs homologues français disposant en lieu et place d’un second brouilleur. Quant aux missiles antinavire, il s’agit de Teseo en lieu et place des Exocet MM40.

 

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH)

L'Andrea Doria à Brest (© : MICHEL FLOCH) 

 

Initialement, le programme Horizon, qui était au début tripartite avant le retrait du Royaume-Uni en 1999 (sauf pour le développement du PAAMS), devait voir la réalisation de quatre frégates pour la France et autant pour l’Italie. Les deux pays se sont toutefois arrêté à deux unités chacun pour des questions budgétaires. Les Horizon 3 et 4 devaient succéder en France aux Cassard (1988) et Jean Bart (1991), alors qu’en Italie elles devaient remplacer les Luigi Durand de la Penne et Francesco Mimbelli (1993). Les nouvelles FREMM assureront finalement la succession.  

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