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Une nouvelle passe pour le port de Bordeaux

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Une nouvelle passe pour le port de Bordeaux

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Le Grand Port Maritime de Bordeaux est en train de créer un nouveau chenal d’accès dans l’embouchure de la Gironde. Objectif : limiter les contraintes d’accès aux terminaux et permettre à des navires plus gros d’y faire escale. A cet effet, une nouvelle « passe de l’ouest » est en cours de creusement depuis le 8 novembre. Située plus au sud que le chenal actuel, elle s’étendra sur 3.5 kilomètres, avec une largeur de 600 mètres. C’est la drague Bartolomeu Dias, de l’armement belge Jan de Nul, qui a été chargée de réaliser les travaux. Longue de 147.8 mètres pour une largeur de 30 mètres et un port en lourd de 26.530 tonnes, cette drague aspiratrice en marche, flambante neuve, permet grâce à ses importantes capacités de mener le chantier plus rapidement que prévu. Alors que le creusement devrait être terminé en février, il convient aussi d’installer certains équipements, comme  un feu de guidage sur le château d’eau de Mathes (La Palmyre). «  La durée des travaux est réduite grâce à cette drague et nous pensons que la nouvelle passe sera opérationnelle mi-avril », explique Philippe Renier, directeur Travaux et Environnement du GPMB.  

 

 

En bleu la passe actuelle, en rouge la nouvelle passe (© SHOM - GPMB)

En bleu la passe actuelle, en rouge la nouvelle passe (© SHOM - GPMB)

 

 

Tirant d’eau plus important, navigation plus aisée et entretien limité

 

 

La nouvelle passe permettra l’accueil de navires au tirant d’eau plus important, sa profondeur étant de 14 mètres (12.5 mètres tout temps), contre 10.5 mètres grand maximum, jusqu’ici, en jouant avec les marées. « Les accès vont être améliorés non seulement pour le terminal en eau profonde du Verdon, mais aussi pour tous les terminaux du port. L’estuaire est en effet très long et le fait d’enlever des contraintes à son entrée va bénéficier à l’ensemble du port ». La navigation sera, par ailleurs, plus aisée, la future passe de l’ouest étant creusée en ligne droite, alors que la passe actuelle oblige les pilotes à adopter une circulation sinueuse. Le port va donc y gagner en sécurité.

 

Autre avantage, la zone retenue est moins sujette à l’ensablement, ce qui va permettre de limiter significativement les dragages d’entretien. Ainsi, le GPMB estime qu’il ne faudra plus extraire que 200.000 m3 de sédiments par an (un travail qui sera confié à la nouvelle drague bordelaise, l’Anita Conti), au lieu de 500.000 actuellement. « Le fait de diminuer les dragages va avoir un impact financier positif pour le port, mais c’est également mieux pour l’environnement », souligne Philippe Renier.

 

 

La drague Anita Conti (© GIE DRAGAGES PORT)

La drague Anita Conti (© GIE DRAGAGES PORT)

 

 

Aménagement d’une zone de 37 ha au Verdon avec les sables extraits

 

 

On notera qu’en tout, la réalisation de la passe de l’ouest va entrainer l’extraction de, 5.5 millions de m3 de sable, qui vont être soit immergés au large, soit réutilisés pour une opération de pré-viabilisation de terrains dans la zone du terminal du Verdon, Le GPMB profite ainsi de ce chantier de dragage pour valoriser une partie des sables en remblai sur une surface de 37 hectares à vocation industrialo-portuaire. Une opération qui complète l'optimisation des accès en offrant des espaces disponibles pour de nouvelles implantations logistiques ou industrielles en zone franche. On rappellera à ce titre que le port travaille notamment sur l’extension du terminal conteneurs et sur un projet de développement d’activités liées aux énergies marines renouvelables. 

 

 

la zone du Verdon (© GPMB - JP LAMARQUE)

la zone du Verdon (© GPMB - JP LAMARQUE)

 
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