Marine Marchande
Une nouvelle vedette hydrographique pour le port de Rouen

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Une nouvelle vedette hydrographique pour le port de Rouen

Marine Marchande

Conçue par MSI Solutions et réalisée par le chantier Allais de Cherbourg, la nouvelle vedette hydrographique du port de Rouen a été bénie hier, à Honfleur. Longue de 15 mètres pour une largeur de 4.5 mètres, l’Aurélie porte suivant une tradition locale le prénom d’une fille d’un responsable du port normand. Elle dispose d’une coque en acier et d’une superstructure en aluminium, son poids à vide étant de 30 tonnes. La vedette est équipée de deux moteurs MAN d’une puissance totale de 978 cv, lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 16 nœuds (14 nœuds à 80% de puissance).

 

 

Le diacre Jean-Jacques Bression bénissant l'Aurélie (© GPMR - PATRICK BOULEN)

Le diacre Jean-Jacques Bression bénissant l'Aurélie (© GPMR - PATRICK BOULEN)

 

 

Déjà opérationnelle, l’Aurélie effectue des missions de sondage, de prélèvements d’échantillons (eau, sédiments), ou encore de suivi des zones de clapage dans le cadre de l'approfondissement du chenal de navigation en Seine de l’estuaire jusqu’à Rouen. Elle assure également des travaux océanographiques, ainsi que des relevés bathymétriques en eaux libres et au droit des quais et appontements. L’équipage sera aussi amené à réaliser des opérations de maintenance d'éclairage pour le service des Phares et Balises et effectuer des missions de support de plongée. Le champ d'action du bateau est concentré entre l'estuaire de la Seine et Tancarville. En cas d'urgence, la vedette est également à même de porter assistance et remorquer des embarcations légères de plaisance.

 

 

 

L'Aurélie (© GPMR)

L'Aurélie (© GPMR)

 

 

D’un coût de 1.16 million d’euros, l’Aurélie a été commandée par le Grand Port Maritime de Rouen dans le cadre du projet d'amélioration de ses accès maritimes, qui nécessite un approfondissement moyen de 40 centimètre du chenal afin d'accueillir des navires présentant un tirant d’eau supérieur d’un mètre à ce qui se pratique actuellement. « Cette opération implique des besoins en sondage et prélèvements supplémentaires pour le suivi des chantiers de dragage qui seront confiés à Aurélie», explique Jérôme Brevart, chef du service Ateliers et Dragage du GPMR.

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