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Urgence en mer : un numéro abrégé, le 196

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Urgence en mer : un numéro abrégé, le 196

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A l’occasion du lancement de leurs campagnes de sécurité nautique en ce début de période estivale, les préfectures maritimes rappellent aux usagers de la mer que les Centres opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) disposent désormais d’un numéro d’urgence abrégé, le 196. Les CROSS rejoignent ainsi la liste des centres d’appels d’urgence à l’instar des SAMU et CODIS. Le 196 ne remplace pas le numéro d’urgence européen 112. Il permet une mise en contact téléphonique le plus rapidement possible avec les CROSS sans retarder l’envoi de moyens adaptés à la situation d’urgence.

« Ce numéro créé en 2014, disponible 7j/7 et 24h/24, permet de joindre gratuitement et directement un centre de sauvetage CROSS depuis le littoral », soulignent les préfectures maritimes, qui rappellent que le 196 ne se substitue pas, en mer, à la VHF 16.

Et de donner quelques exemples de cas où il convient, depuis le littoral, d’appeler ce numéro :

- Vous êtes victime ou témoin d’une urgence en mer

- Un kayak à la dérive

- Une aile de kite surf abandonnée

- Un baigneur emporté vers le large

- Un surfeur victime d’un malaise

 

Rien que pour la façade Atlantique, on rappellera qu’au cours de la saison 2015, par moins de 1618 opérations de sauvetage ont été coordonnées par les CROSS, 25 personnes ayant perdu la vie. Les autorités soulignent l’impérieuse nécessité, tant pour les professionnels que pour les plaisanciers, de porter un gilet de sauvetage : « La plaisance à moteur et la plaisance à voile sont les domaines d’activités qui occasionnent le plus de décès après la baignade.  Ces activités sont à l’origine du plus grand nombre d’opérations de secours. Le port du vêtement à flottabilité intégrée (VFI) doit toujours être fortement conseillé et son rôle essentiel pour la survie en mer doit être explicité.  A la protection qu’il offre contre la noyade s’ajoute une nette amélioration du repérage de l’homme à la mer dans le cas des gilets autogonflants. Le nombre de fautes constatées sur le matériel de sécurité est toujours important. Le caractère obligatoire du port de ces matériels, de leur vérification et de leur maintenance constitue le fondement de la pédagogie pratique à appliquer », insiste la préfecture maritime de l’Atlantique.

Selon cette dernière, il est donc important de vérifier à chaque départ en activité nautique : les conditions météo, la marée, si on est apte soi-même à sortir, si le matériel fonctionne, si on dispose de vêtements à flottabilité intégrée (VFI) et d’une radio VHF ou d’un téléphone portable mis dans une pochette étanche.

Pour résumer, il faut penser à : 

- Vérifier la validité des équipements de sécurité et particulièrement des fusées rouges ;

- Avant de partir, vérifier la météo, les coefficients des marées et la force des courants ;

- Privilégier des vêtements de couleur vive car ils facilitent les recherches en mer ;

- Avoir avec soi une VHF portable, un téléphone portable mis dans une pochette étanche et des feux à mains clignotants afin d'être repéré plus rapidement par les secours ;

- Ne jamais naviguer seul ou sans avoir averti une personne à terre ;

- Equiper tous les membres d'équipage ou les passagers, de gilets de sauvetage qui doivent être portés dès la montée à bord et durant toute la navigation :

- Prévenir quelqu'un à terre de l'heure de son départ et de son heure estimée de retour

 

 

 

 

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