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Va-t-on mettre en péril la SNSM pour quelques millions ?

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Va-t-on mettre en péril la SNSM pour quelques millions ?

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« Le compte n’y est pas ». Voilà ce qu’a dit hier, à François Hollande, un président de la Société Nationale de Sauvetage en Mer toujours très inquiet malgré les dernières annonces gouvernementales. Depuis trois ans, l’association, dont les bénévoles réalisent l’essentiel des opérations de sauvetage au large des côtes françaises, avec 7000 personnes secourues chaque année, se retrouve dans une situation financière très délicate (son budget, d’à peine 30 millions d’euros par an est pourvu à 75% par des donateurs privés, le reste provenant de subventions publiques).

Le poids des nouveaux bateaux et de la formation

En cause, la nécessité de renouveler ses moyens nautiques, en particulier ses plus gros canots, qui arrivent massivement en fin de vie, mais aussi assumer le poids financier croissant de la formation. Car, dans une société qui se judiciarise, les sauveteurs doivent en matière de sécurité être irréprochables. Il faut acquérir des compétences puis, régulièrement, se mettre à niveau et se qualifier, en plus des entrainements. Parallèlement, la sociologie des bénévoles a évolué, avec des équipiers qui sont de moins en moins des marins professionnels et, dans le même temps, des durées d’engagement qui ont tendance à se réduire. Ce qui, mécaniquement, augmente considérablement les besoins et donc les coûts de formation.

Seuls 2 millions sur 3 obtenus

Au final, il manquait à la SNSM quelques 3 millions d’euros pour boucler son budget 2017, soit 2 pour financer la construction de nouveaux bateaux et 1 pour soutenir les efforts en matière de formation. Après avoir accordé une rallonge de 1.4 million d’euros en 2016, le gouvernement, sous l’impulsion du premier ministre, a décidé de poursuivre dans la durée cet effort, ce qui va permettre de pérenniser une subvention annuelle de l’Etat à 3.7 millions d’euros, au lieu de 2.3 en 2015. Il a été décidé, par ailleurs, d’attribuer en 2017, mais seulement à titre exceptionnel, 1 million supplémentaire pour le développement du plan de formation des sauveteurs. Il manque donc, au final, près d’1 million d’euros par rapport à ce que demande la SNSM.  

« Nous irons jusqu’à suspendre l’activité de certaines stations »

Une somme qui parait ridicule mais qui n’en est pas moins essentielle pour l’association. « Ce million est extrêmement important et je l’ai dit sans détour à nos adhérents. Si nous en restons

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