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Vente de STX : La France Insoumise organise un débat à Saint-Nazaire

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Depuis 2014, Jean Luc Mélenchon n’a cessé de réaffirmer la nécessité du rachat par l’état des parts détenues par STX : Ne pas brader ce fleuron technologique et industriel à enjeu stratégique ; ne pas prendre le risque de pertes d’activités et de compétences ; préserver l’autonomie par une solution alternative à la reprise par Fincantieri. Une position convergente à celles de nombreux acteurs politiques et syndicaux.

Ce projet de reprise continue de susciter inquiétudes et interrogations. Il est actuellement soumis à la consultation du Comité d’Entreprise de STX France. Il concerne également toutes les entreprises sous-traitantes et leur personnel. Au-delà, c’est une grande partie de l’activité économique et de l’emploi régional qui est impliquée.

Fort de la représentativité conférée au premier tour de l’élection présidentielle, la France Insoumise réaffirme clairement sa position : L’état doit préempter pour ouvrir une solution alternative. C’est tout à fait possible. L’exercice de ce droit reviendra au futur gouvernement, pour une période de deux mois à compter de la signature du préavis à Séoul. L’accord signé par Sirugue et Bono prévoyant, de surcroit, une clause à cet effet.

Beaucoup trop d’ombres existent sur cet accord signé à la hâte avec un coup de bluff pour assurer une majorité Italienne au capital. Capitulation paradoxale puisque le Chantier Nazairien ne s’est jamais aussi bien porté, tant sur le plan de charge que sur celui des compétences et des résultats. Trop d’enfumage qui masquent des « arrangements » pour des acquisitions de grands groupes français en Italie. Le chantier Nazairien devenant un otage.

La  France Insoumise et ses candidats aux prochaines élections législatives décident de contribuer à vaincre le fatalisme. Ils invitent à un débat public le  Jeudi 11 mai 2017 à 20 heures à la salle polyvalente de l’Immaculée (Saint-Nazaire) pour éclairer les enjeux et les risques du projet actuel, ainsi que pour faire percevoir l’intérêt d’un plan B  élaboré par Bercy. Particulièrement, celui de l’arrivée des armateurs en position minoritaire au capital.

Ce débat sera introduit par Bertrand Chédotal, ancien expert pour l’assistance aux Comités d’Entreprises. A ce titre, cet économiste est intervenu dans plusieurs entreprises de la région, dont les Chantiers de l’Atlantique. Le contexte du secteur de la croisière, les situations comparées de STX France et de Fincantieri, l’analyse des risques du projet de reprise, l’intérêt du plan « B », seront ainsi présentés en invitation à débattre.

Communiqué de la France Insoumise, mai 2017