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Vers la reprise du marché de la sismique?

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Le calme après la tempête ? La flotte sismique, dans la tourmente depuis 2014 et l’effondrement du prix du baril, pourrait bien voir les premiers signes de reprise. Le premier trimestre 2018 a montré, à 40.000 km2, un doublement des zones prospectées. La remontée du prix du cours du pétrole et plusieurs années sans aucune campagne de prospection commencent à inciter les groupes pétroliers à retourner aux investissements dans des nouveaux projets.

La flotte mondiale, sévèrement rationalisée durant ces cinq dernières années, compte actuellement 24 unités. Progressivement remobilisée, elle pourrait notamment beaucoup travailler en Asie, avec les projets gaziers birmans, australiens, malais ou encore de Papouasie Nouvelle-Guinée. On assiste également à un regain d’intérêt pour les navires 4D, capables de modéliser l’état d’un puits et son évolution. Ces derniers sont particulièrement appréciés pour évaluer le potentiel de champs déjà matures comme on en trouve sur les marchés brésiliens, africains et nord-européens.

CGG, seul groupe français présent sur ce marché, a particulièrement souffert de la chute du baril et de la surcapacité. Sa situation financière est toujours fragile. Dès 2015, le groupe a commencé à désarmer sa flotte, dont une partie était armée sous pavillon français par Louis Dreyfus Armateurs. Cette situation et le choix de confier la gestion de la flotte restée en exploitation au norvégien Eidesvik, avait amené la fin de l’armement sismique français  et un plan de sauvegarde de l’emploi pour 82 officiers chez LDA. Actuellement, il y a toujours quatre bateaux CGG désarmés dans le port de Dunkerque : les Geo Celtic, Oceanic Phoenix, CGG Alizé et Oceanic Challenger. Le groupe possède également, via la société commune avec Eidsvik, les Geo Coral, Geo Carribean, Oceanic Vega et Oceanic Sirius.

 

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