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Vers un renouvellement commun des marines néerlandaise et belge

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Vers un renouvellement commun des marines néerlandaise et belge

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Les Pays-Bas et la Belgique ont confirmé hier leur volonté de réaliser en commun leurs futures frégates et unités de guerre des mines. Les deux pays, qui collaborent étroitement sur le plan militaire et ont poussé très loin l’intégration opérationnelle ces dernières années, vont donc logiquement prolonger cette coopération avec de nouveaux équipements communs.

Suivant les accords conclus, les Belges auront plus particulièrement la charge du nouveau programme de guerre des mines, alors que les Néerlandais piloteront le remplacement des frégates en service dans les deux marines. Il s’agit pour ces dernières d’assurer dans un premier temps la succession, au cours de la prochaine décennie, des unités du type Karel Doorman, le Van Amstel (1993) et le Van Speijk (1995) pour les Pays-Bas, mais aussi les Léopold Ier (ex-Karel Doorman) et Louis Marie (ex-Willem van der Zann), livrées à la flotte néerlandaise en 1991 et transférées à la marine belge, où elles sont en service depuis 2007 et 2008.

 

La frégate Leopold Ier (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

La frégate Leopold Ier (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE) 

 

En matière de guerre des mines, il s’agit d’assurer la succession des unités du programme conduit dans les années 80 avec la France. Seuls 6 des 15 chasseurs de mines tripartites (CMT) construits à l’époque par les Néerlandais sont encore en service,  alors que la composante maritime belge n’en aligne plus que 6, contre 10 initialement. Une réduction significative qui a pu être compensée grâce à la mutualisation des moyens entre les deux nations, également valable sur le plan de la maintenance.

 

CMT néerlandais (© : MARINE NEERLANDAISE)

CMT néerlandais (© : MARINE NEERLANDAISE) 

 

Aucun détail n’a été communiqué quant au concept retenu mais il est probable qu’à l’instar d’autres pays, comme la France et le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays-Bas optent pour le concept de bateaux-mères mettant en œuvre des drones. Des plateformes qui auront d’ailleurs la charge de reprendre les fonctions du navire de soutien Godetia (1966), qui ne sera pas remplacé a confirmé hier le ministre belge de la Défense. Ce dernier a précisé que son pays souhaitait se doter de deux nouvelles frégates et six chasseurs de mines. Cela représente selon Steven Vandeput un investissement de 2 milliards d’euros, la livraison des bâtiments devant intervenir avant 2030. Sa collègue néerlandaise, Jeanine Hennis-Plasschaert, n’a pour sa part pas annoncé le nombre d’unités souhaitées : « La quantité de navires qui nous est destinée, n’est pas encore clairement définie. Nous devons d’abord établir nos besoins avec précision ».

 

Le Karel Doorman, ici avec la frégate Tromp (2003) du type LCF (© : MARINE NEERLANDAISE)

Le Karel Doorman, ici avec la frégate Tromp (2003) du type LCF (© : MARINE NEERLANDAISE) 

 

Au-delà des nouveaux bâtiments, les deux ministres ont également annoncé de nouvelles coopérations. La Belgique pourra, par exemple, embarquer du personnel sur le bâtiment de ravitaillement et de projection Karel Doorman, livré en 2014, alors que le corps des marines néerlandais va entrainer deux compagnies de commandos parachutistes belges aux opérations amphibies.

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