Science et Environnement
Vers un réseau interrégional de surveillance des eaux côtières en Méditerranée

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Vers un réseau interrégional de surveillance des eaux côtières en Méditerranée

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Porté par Toulon Var Technologies et coordonné scientifiquement par l'Ifremer, le projet MYTIMED, qui se clôturera le 19 juin, a pour objectif la mise en oeuvre d'un réseau d'évaluation, et à moyen terme, de surveillance de la contamination chimique littorale en Méditerranée orientale. MYTIMED s'inscrit dans la continuité du projet MYTILOS, lancé en 2004 et clôturé en 2007. Il vise à compléter le réseau de surveillance basé sur la mise en place de cages de moules sur l'ensemble du bassin méditerranéen. Les moules sont en effet de formidables bio-accumulateurs (elles peuvent filtrer des particules extrêmement petites). En concentrant les différentes substances présentes dans l'environnement marin, elles constituent des outils de mesures performants de la contamination chimique.
D'une durée de deux ans et demi, le projet a bénéficié d'un budget total de près d'un million d'euros, cofinancé par l'Union Européenne via le FEDER. MYTIMED associe des partenaires scientifiques et institutionnels des pays méditerranéens, membres de l'Union européenne (France, Italie et Grèce) et des pays du programme MEDA pour le partenariat euro-méditerranéen (Tunisie, Syrie, Liban, Maroc), ainsi que le MEDPOL (Plan d'Action pour la Méditerranée du Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

Pour une protection durable du bassin Méditerranéen

Les trois objectifs principaux sont : La création d'un réseau de partenaires, autour de la même méthodologie que celle développée dans le cadre de MYTILOS ; l'application d'un protocole standardisé au pourtour de la Méditerranée orientale et son transfert vers les partenaires de la rive sud de la Méditerranée ; et enfin l'évaluation de la qualité chimique des masses d'eau identifiées au titre de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE). MYTIMED a notamment permis de mettre en place un état de référence complet, l'intercalibration des protocoles d'analyse et la création d'un réseau d'alerte pérenne. Au-delà de la préservation du littoral et des milieux côtiers, la création de ce réseau doit faciliter la gestion durable des ressources piscicoles naturelles, halieutiques et aquacoles. Il permettra en outre de développer et renforcer la sécurité alimentaire. Il contribue enfin à favoriser le développement d'un tourisme durable dans une région où cette activité économique est une part de ressources importante.
Grâce à la mise en oeuvre de ce réseau de biocapteurs, les autorités régionales et nationales disposeront d'un outil d'évaluation et de mesure de la qualité des milieux. Elles seront ainsi plus à même de décider des mesures de prévention ou de traitement à mettre en oeuvre.

IFREMER