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Vers une sortie de crise au port de Marseille ?

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Vers une sortie de crise au port de Marseille ?

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Une semaine après le début du mouvement de grève, qui paralyse une grande partie du trafic Marseillais, on s'acheminait hier soir vers une sortie de crise. La direction du port autonome et la CGT, réunis autour du préfet, devaient parvenir, tard dans la soirée, à un protocole d'accord. Le texte doit être présenté aujourd'hui aux agents du port et soumis à leur approbation. La pomme de discorde porte sur le nouveau terminal méthanier de Fos Cavaou, qui doit entrer en service en fin d'année. Le syndicat réclamait que l'infrastructure soit opérée par les personnels du PAM, une option catégoriquement rejetée par Gaz de France. A l'instar des pratiques en vigueur dans tous les ports européens, le groupe fait valoir que ses personnels opérent déjà, depuis de nombreuses années, les installations existantes. En raison de la technicité et la dangerosité des opérations de chargement et de déchargement du gaz naturel liquéfié, Gaz de France considère que les manutentions ne peuvent être réalisées que par ses salariés. L'entreprise est, qui plus est, entièrement responsable de la sécurité du site.

61 navires en attente et une baisse de régime des raffineries

Si la CGT semble avoir admis que Gaz de France et la direction du port ne transigeraient pas sur ce point, la confédération aurait obtenu l'élaboration d'une charte de l'emploi public sur le port, destinée à recenser les emplois potentiels. Après les mouvements sociaux très durs de 2005, dont le premier port de France et quatrième d'Europe a eu du mal à se remettre, les pouvoirs publics estiment qu'un prolongement du conflit aurait des conséquences très graves. Hier, 7 jours après le début de la grève, les terminaux hydrocarbures de Fos et Lavera restaient paralysés, certaines raffineries de l'étang de Berre étant contraintes de réduire leur production. Les terminaux à conteneurs de Fos et Maurepiane, à Marseille, étaient également bloqués, de même que le terminal minéralier. En tout, quelques 61 navires, dont 23 pétroliers, étaient immobilisés à quai ou en attente sur rade.

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