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Voile : Le Trophée BPE s'élance aujourd'hui de Belle-Ile

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Voile : Le Trophée BPE s'élance aujourd'hui de Belle-Ile

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C'est à 13 heures, ce dimanche, que les 27 concurrents du quatrième Trophée BPE s'élanceront de Belle-Ile, cap sur Marie-Galante. Après avoir fait le plein de vivres et avoir vérifié que les bateaux sont fins prêts, les skippers s'apprêtent à vivre trois semaines de transatlantique. Après un ultime briefing météo ce matin, ce sera le grand départ. Hier, Louis Bodin, le spécialiste météo de la course annonçait un « scénario quasi idéal ». Eric Drouglazet, skipper de Luisina Desing et vainqueur en titre du Trophée BPE confirmait : « C'est inespéré de partir au mois de mars avec du vent de Nord-Est. C'est extra, on sait que les 24 premières heures en mer vont être plutôt confortables ». En effet, le départ devrait se faire au portant dans un vent de Nord-Est à Est soufflant entre 10 et 15 noeuds avec une mer peu agitée. « Nous ne sommes pas dans une situation classique. A cette période de l'année, nous subissons habituellement des pertubations qui arrivent de l'Atlantique or là, nous sommes dans un régime de vent d'Est. Le plus incroyable, c'est que l'anticyclone des Açores semble malgré tout être à sa place, sur l'archipel. Les concurrents vont devoir le contourner ou le traverser : les choix vont s'imposer rapidement. Soit passer par le nord, sur la route la plus courte, mais avec des vents contraires, soit passer par le sud en rallongeant le parcours mais avec des vents portants. Et ceux qui choisiront cette option pourraient bien réaliser la traversée entièrement au portant, sous spi » analyse Bodin.

L'avitaillement : Un compromis entre les besoins et le poids

Entre 22 et 27 jours de vivres selon les skippers, quelques 120 litres d'eau « en cale », l'avitaillement est crucial mais il répond aussi à un douloureux compromis entre les besoins et le poids du voilier. Beaucoup d'aliments lyophilisés, des plats cuisinés aux goûts plus ou moins certains, des pâtes, du riz, des barres de céréales, des compotes, des biscuits... quelques petits plaisirs, tout de même. Du chocolat pour beaucoup et un peu de "luxe" de ci de là, comme pour Armel Tripon (Gedimat) « J'embarque une petite plaque en alu qui a pour fonction grille-pain. Rien de meilleur le matin qu'une tartine grillée avec un peu de beurre salé ». Pour Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) c'est simple : « J'ai 21 plats de pâtes, quelques boîtes de pâté Hénaff et deux Bolino. En mer, je n'ai pas tellement faim... » Néanmoins, comme le souligne le Docteur Jean-Yves Chauve, médecin officiel de la course, la ration calorique quotidienne pour un navigateur doit être d'environ 3 500 Cal - elle est de 2 200 calories pour un sédentaire. « Les skippers oublient souvent le problème de la verticalité. Le bateau est en perpétuel mouvement que le marin compense en permanence. Beaucoup d'entre-eux sous-estiment cet effort. Bien se nourrir en mer est nécessaire car le risque d'hypoglycémie important ».
Attendus aux alentours du 13 avril à Marie-Galante, la flotte va se livrer une lutte sans merci, certains optant sans doute pour des options assez radicales. Cette année, le plateau est de choix, avec de grosses pointures comme Charles Caudrelier (Bostik), Jeanne Grégoire (Banque Populaire), Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) ou encore Gildas Morvan (Cercle Vert). Eric Drouglazet, le tenant du titre, estime que 10 à 15 participants peuvent l'emporter. Le match s'annonce donc intense...
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