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Voile : Trois grandes options se confirment dans le Trophée BPE

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Voile : Trois grandes options se confirment dans le Trophée BPE

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Partis dimanche de Belle-Ile, les 26 solitaires du Trophée BPE poursuivent leur route vers Marie-Galante. Ce matin, au pointage de 6 heures, Armel Tripon (Gédimat) était en tête, suivi de Robert Nagy (Théolia) et Eric Defert (Suzuki Automobiles). Les partisans de la route directe, emmenés par Armel Tripon, on buté dans une zone sans vent. Au Sud, par le travers de Gibraltar la folle descente sous spi continue. A l'Ouest, Robert Nagy et Thierry Duprey du Vorsent (Domaine du Mont d'Arbois) ont décidé de traverser l'anticyclone des Açores. « Je commence juste à sortir de la dorsale anticyclonique, cela n'a pas été la fête », confie ce matin Armel Tripon. Le skipper nantais, chef de file des Nordistes et leader au classement de 6 heures, vient de passer une bonne partie de la nuit piégé dans une zone de vents faibles placée sur la route directe. « Je m'y attendais, d'autant que le passage de cette dorsale est décisif dans la stratégie que j'ai mise en place. Il était important de ne pas rester " scotché " plus d'une nuit. Nous avons eu trois heures de rien du tout. Pour le moment, je marche à toute petite vitesse dans deux noeuds de vent du Sud-Ouest, pile sur ma route ! Quand tu rentres dans la zone de pétole, au début tu essayes d' " être dessus " (ndlr : de se consacrer en permanence aux réglages). Tu branches le pilote et tu affines le réglage de tes voiles. Mais au bout d'un moment, quand le vent a complètement disparu, tu vas te coucher. »
Pour la suite, Armel voit deux à trois jours agréables avant d'avoir à négocier une dépression qui s'annonce plutôt musclée. « Ce sera le moment de descendre dans le front froid, pour revenir sur le parcours... idéalement devant toute la flotte... »

Pour les Sudistes, qui arrivent par le travers de Gibraltar, pas question de repos. Bien au contraire. « Cela fait 48 heures, depuis le Cap Finisterre, que je n'ai pas lâché la barre, avoue Charles Caudrelier (Bostik). « Je suis " à donf ", sous spi depuis le début de la course. Pas question de quitter la barre, le vent était trop instable. Sous pilote je perdais un ou deux noeuds, ce qui aurait fait les affaires de mes concurrents directs. Je n'avais jamais barré aussi longtemps ! Mais bizarrement, tu es tellement concentré, tu as tellement peur de partir " en vrac ", que cela passe assez vite ! » Et l'exercice se complique quand dans le même temps il faut prendre des décisions stratégiques. « Cette option Sud n'est pas facile... Pour le moment je continue à descendre dans le Sud mais il va arriver un moment où il va bien falloir se décider à partir dans l'Ouest. Il va bien falloir couper... »

Déjà dans l'Ouest, Robert Nagy (Théolia), second au classement, et Thierry Duprey du Vorsent (Domaine du Mont d'Arbois) ont déjà fait leur choix. Thierry Duprey a pris sa décision hier soir, et est rassuré de voir que ce matin Robert Nagy confirme lui aussi cette option. « J'ai l'impression que l'anticyclone est en train de s'étendre jusqu'en Afrique, analyse Robert. Soit il va falloir descendre très Sud pour le contourner, peut-être même jusqu'aux Canaries, soit à un moment, il va falloir couper et passer à travers... On ne sait pas trop ce qu'il y a dans l'anticyclone, des petits airs instables en force comme en direction, mais " couper le fromage " permet de ne pas trop rallonger la route ».
Trois options se dessinent donc clairement, alors que trois concurrents se sont déroutés sur le Portugal. Eric Peron (France Soir) est arrivé hier soir à Aveiro, pour résoudre son problème de safran. James Bird (GFI Group) fait escale à Porto pour régler un problème de drisse, alors que Laurent Pellecuer (Docteur Valnet - Aromathérapie) s'est dérouté vers le Portugal à la suite d'une avarie de safran.
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- La course en direct et le classement complet sur tropheebpe.com

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