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Vol AF 447 : Le point sur les recherches au large du Brésil

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Vol AF 447 : Le point sur les recherches au large du Brésil

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L'Etat-major des Armées a fait le point, hier, sur les moyens engagés au large du Brésil suite au crash d'un Airbus A330-200 d'Air France. L'appareil, qui assurait une liaison Rio - Paris, s'est abîmé en mer le 1er juin, avec 228 personnes à bord. Depuis l'accident, quatre avions (un E3F AWACS, deux Atlantique 2 et un Falcon 50) et deux hélicoptères embarqués ont réalisé depuis 390 heures de vol de patrouilles aériennes. La frégate Ventôse, le Bâtiment de Projection et de Commandement Mistral, ainsi que le sous-marin nucléaire d'attaque Emeraude, totalisent 51 jours de mer sur la zone de recherche. Ces dernières sont coordonnées par le Brésil, dont les forces armées travaillent de puis 26 jours en étroite coopération avec les moyens navals et aériens français. Les patrouilles se poursuivent pour tenter de trouver de nouveaux éléments à la surface de l'eau.
Depuis le 16 juin, plus aucun corps et très peu de débris ont été localisés. Le dispositif engagé est adapté au fur et à mesure de l'évolution des recherches. Le BPC Mistral poursuit le quadrillage des zones de recherche établies en tenant compte de la dérive des courants. La frégate Ventôse et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 sont mobilisés à proximité de la zone d'opérations. Au total, 50 dépouilles ont été récupérées. Elles ont été remises aux militaires brésiliens qui se sont chargés de leur rapatriement à terre. Le Mistral a pris en charge la totalité des débris repêchés par les moyens français, environ 300 pièces qui occupent un volume de 35 m3.

En parallèle, la recherche des boites noires continue. Les moyens de recherche sous-marine comprennent le SNA Emeraude, le bâtiment océanographique Pourquoi Pas ? et les remorqueurs Fairmount Expedition et Fairmount Glacier, équipés de systèmes hydrophones tractés mis en oeuvre par des militaires américains. Le repérage des signaux des enregistreurs, sensés émettre pendant 30 jours (s'ils sont en bon état) est une opération très délicate, notamment en raison du relief sous-marin très accidenté, dans une zone où l'Atlantique plongé par endroit à 4000 mètres de profondeur. Selon l'EMA, depuis le début des recherches sous-marines, le 10 juin, des bruits, des signaux ont été captés à plusieurs reprises. A chaque fois, des moyens complémentaires investiguent la zone pour identifier la nature du signal. A ce jour, aucun des signaux captés ne s'est avéré être celui des boîtes noires. Le Bureau enquête analyse (BEA) coordonne la poursuite des recherches.

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