Défense
Vol AF 447 : Vers un retrait progressif des moyens navals

Actualité

Vol AF 447 : Vers un retrait progressif des moyens navals

Défense

Sitôt annoncée la disparition du vol AF 447, le 1er juin, l'armée française a déployé d'importants moyens pour tenter de retrouver l'Airbus A330-200 d'Air France. Ce dernier, qui avait décollé de Rio avec 228 personnes à bord, s'est abîmé en mer alors qu'il faisait route vers Paris. Après que des avions Awacs, Atlantique 2 et Falcon 50M aient été dépêchés pour localiser les débris et d'éventuels survivants, plusieurs navires de la Marine nationale ont rejoint la zone du crash, à quelques 1400 kilomètres des côtes brésiliennes. Successivement, la frégate Ventôse, basée aux Antilles, puis le Bâtiment de Projection et de Commandement Mistral, en mission dans le golfe de Guinée, ont rallié le secteur. Ces deux navires ont récupéré de nombreux débris, soit environ 300 pièces provenant de l'avion, et une partie des 50 dépouilles découvertes. Mais, depuis le 11 juin, aucun corps n'a été retrouvé et les débris flottant à la surface de l'Atlantique se sont faits de plus en plus rares. Malgré tout, les bâtiments sont restés sur zone, au cas où, mais peut être aussi pour ne pas marquer un « désengagement » trop brutal dans les recherches. Ne servant manifestement plus à grand-chose, le Ventôse et le Mistral vont apparemment quitter la zone. Selon la presse du Ghana, qui cite un communiqué de l'ambassade de France dans ce pays africain, le BPC sera en escale à Accra du 2 au 6 juillet.
Toutefois, si en surface les chances de retrouver d'autres éléments semblent aujourd'hui particulièrement faibles, les recherches se poursuivent sous la surface de l'eau. Le sous-marin nucléaire d'attaque Emeraude, le bâtiment océanographique Pourquoi Pas ? et deux remorqueurs équipés de moyens acoustiques américains tentent de repérer les éventuels signaux émis par les boites noires. La détection est particulièrement délicate dans cette zone où les fonds sous-marins, plongeant jusqu'à 4600 mètres, sont très accidentés. On ne sait par ailleurs pas si les enregistreurs de vol sont en état de fonctionner. Théoriquement, ils sont conçus pour émettre durant un mois. Avec une éventuelle marge de manoeuvre, cela ne laisse que quelques petits jours pour les retrouver. Faute de capter le signal correspondant, les moyens engagés n'auront d'autre choix que d'abandonner les recherches.