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Vol d’EgyptAir : Le bâtiment hydrographique Laplace à la recherche des enregistreurs

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Le bâtiment hydrographique Laplace, de la marine française, a quitté Porto Vecchio jeudi 26 mai afin de participer à la recherche des enregistreurs de vol de l’Airbus A320 d’EgyptAir, qui a disparu dans la nuit du 18 au 19 mai entre la Grèce et l’Egypte. La phase de recherche ayant permis de déterminer la zone approximative où l’avion s’est abîmé en mer, les opérations de localisation des enregistreurs, qui émettent des signaux pendant une trentaine de jours, peuvent maintenant débuter. Pour cela, il faut engager des moyens acoustiques adaptés, sachant que dans le secteur la Méditerranée plonge jusqu’à 3000 mètres de profondeur, ce qui complexifie la détection des « pings » émis par les balises des boites.

Le système Detector d'Alseamar engagé

Doté de nombreux moyens d’hydrographie, le Laplace a embarqué des outils spécialisés, dont le système Detector de la société française Alseamar. « Grâce à 20 ans d’expérience dans le domaine de l’acoustique sous-marine, Alseamar a conçu et fabriqué ce système unique au monde. Immergé à environ 1000 mètres sous l’eau, le Detector écoute et discrimine à plus de 4 kilomètres signal émis par les balises fixées aux enregistreurs de vol parmi les bruits ambiants de la mer », explique cette filiale du groupe Alcen, qui dispose à bord du Laplace d’une équipe constituée d’un ingénieur et de deux techniciens. En tout, trois Detector 6000 seront déployés par le bâtiment hydrographique de la Marine nationale pour définir une position la plus précise possible des enregistreurs.

 

Le système Dectector 6000 (© ALSEAMAR)

Le système Dectector 6000 (© ALSEAMAR)

 

Un second navire et un robot sous-marin pour remonter les enregistreurs

Dès que ce sera le cas, il faudra remonter les enregistreurs. « Des discussions sont encore en cours pour compléter cette opération avec un second navire équipé d’un robot sous-marin d’exploration et de moyens de relevage adaptés à la grande profondeur de cette zone de recherche, estimée à 3000 mètres », précise le Bureau d’enquête et d’analyse pour la sécurité de l'aviation civile (BEA). Ce dernier fournit une assistance technique aux autorités égyptiennes, qui conduisent l’enquête de sécurité et pilotent les opérations de recherches.

Pour mémoire, le vol MS 804 d’EgyptAir a disparu alors qu’il effectuait une liaison entre Paris et Le Caire. 66 personnes se trouvaient à bord, dont 56 passagers. 

 

Marine nationale