Marine Marchande
Wakashio : l’assureur commence à indemniser des pêcheurs

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Wakashio : l’assureur commence à indemniser des pêcheurs

Marine Marchande

Les sommes paraissent pour le moment dérisoires au regard de la catastrophe environnementale et économique provoquée. Le Japan P&I Club, assureur du vraquier Wakashio qui s’est échoué sur un récif de l'île Maurice le 25 juillet dernier, devait verser mardi une première indemnisation d’1 million de roupies (environ 20.900 euros) à un premier groupe de cinquante personnes, rapporte la presse mauricienne. Il s’agit de pêcheurs ou de proches vivant dans la zone touchée par la pollution provoquée par le navire, mais qui n’avaient pu bénéficier d’une « aide de solidarité du Gouvernement de Maurice » (de 213 euros) ou de toute autre aide financière jusqu’à présent. Certaines personnes indemnisées, pêcheurs ou personnes les aidant, ramasseurs d’huîtres ou de coquillages, ont témoigné dans la presse des grandes difficultés rencontrées depuis 6 mois et la marée noire.

L’assureur ajoute que 3000 réclamations individuelles ont été reçues et examinées par des experts du Japon et de Maurice. Des paiements doivent avoir lieu trois fois par mois. Il précise encore qu’il a déjà réglé deux réclamations reçues de Maurice pour le paiement d'une subvention de solidarité en août 2020 (10 millions de roupies, soit environ 209.000 euros) et une assistance hélicoptère lors de l’opération de sauvetage.

Ces indemnisations coïncident avec des audiences à Port Louis pour essayer de comprendre l’origine de l’accident. Un officier y a accablé le capitaine, affirmant que c’est lui voulait capter du réseau pour passer des appels, ce qui aurait conduit à passer trop près de la côte et à l’échouement. A ce moment, il aurait été en train de fêter un anniversaire et n'était pas en passerelle où se trouvait un apprenti, semble-t-il.

Le Wakashio, un vraquier battant pavillon Panama, armé par la compagnie japonaise Nagashiki Shipping et affrété par un autre japonais, MOL (Mitsui O.S.K Lines), s’est échoué près de la pointe d’Esny. Il a fuit et déversé une partie de son carburant, provoquant une catastrophe écologique. A bord du navire de 299.5 mètres de long pour 50 de large, se trouvaient 200 tonnes de gasoil et 3800 tonnes de fioul, dont une partie a pu être pompée. Après s’être brisé, la proue a été remorquée et coulée par 3000 mètres de fond.

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