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Washington dément tout accord sur des patrouilles dans les eaux somaliennes

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Washington dément tout accord sur des patrouilles dans les eaux somaliennes

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Le gouvernement américain a réfuté tout accord concernant une intervention des bâtiments de l’US Navy pour la sécurisation des eaux territoriales somaliennes : « Le département d’Etat n’a négocié aucun contrat ou accord de ce type », a précisé Washington dans un communiqué, tout en précisant que : « Dans le cadre d’un dialogue continu pour soutenir la réinstallation d’une gouvernance en Somalie, nous avons tenu des discussions avec des représentants du gouvernement fédéral de transition au sujet d’un certain nombre de coopérations possibles, y compris la lutte contre la piraterie ». Ces précisions font suite aux déclarations du premier ministre somalien, qui avait affirmé, au cours d’un déplacement, qu’un accord avait été conclu. La piraterie pose un grave problème aux flottes alliées, déployées en océan Indien dans le cadre de l’opération anti-terroriste Enduring Freedom. Les bâtiments ne peuvent, en effet, pas intervenir dans les eaux territoriales somaliennes, pour lesquelles elles ne sont pas compétentes.

Depuis un an, les attaques de cargos croisant au large de la corne d’Afrique se sont multipliées. Les navires chargés d’aide humanitaire ont été les principales victimes des pirates, avant que ceux-ci ne s’aventurent plus au large, assaillant les vraquiers, pétroliers et même un paquebot transitant entre le détroit du Mozambique et la mer Rouge. Le 4 avril dernier, un chalutier coréen était détourné. Six jours plus tôt, c’est un pétrolier qui avait été attaqué. Le 18 mars, un échange de tirs entre des navires américains et des boutres avaient fait un mort et cinq blessés. En janvier, deux tentatives avaient été repoussées par l’intervention du destroyer USS Winston Churchill puis de la frégate française Courbet. Enfin, en novembre, qui le paquebot Seabourn Spirit avait échappé de justesse à un abordage.

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