Energies Marines
Wavegem : Produire de l’énergie avec la houle

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Wavegem : Produire de l’énergie avec la houle

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Energie d’appoint pour l’Oil&Gas et l’éolien offshore, fourniture d’électricité pour les systèmes de fermes aquacoles ou des territoires insulaires… Geps Techno, qui espère engranger ses premiers gros contrats en 2019, a identifié plusieurs marchés pour Wavegem, son concept de plateforme autonome de production d’énergie à partir notamment des mouvements de la mer.

Geps Techno est une société d’ingénierie créée en 2011 par trois anciens des chantiers nazairiens, dont deux sont toujours dans l’aventure : Jean-Luc Longeroche et Philippe Malgadi. La PME ligérienne, qui compte aujourd’hui 13 salariés et recrute, a déjà vendu plusieurs systèmes de petite taille et basse puissance sous forme de bouées. Deux sont exploités depuis 2015 par l’Ifremer en Manche, à Courseulles-sur-Mer et Luc-sur-Mer. Deux autres, adaptés aux mesures du vent, ont été vendus à Akrocean. La première a achevé 18 mois de campagne au large d’Oléron, sur le site d’un projet de parc éolien offshore, et la seconde est en train de terminer une campagne de certification près du mât de mesure de la future ferme éolienne de Fécamp.

 

La bouée de mesure installée à Fécamp 

La bouée de mesure installée à Fécamp (© : JACQUES VAPILLON / AKROCEAN)

 

18 mois d’essais au SEM-REV

Après ces premiers succès, Geps Techno passe à la vitesse supérieure avec un prototype de générateur flottant moyenne puissance qui va être testé en mer en 2019 et 2020. Peu après sa mise à l’eau à Saint-Nazaire, cette imposante structure, la première du genre à voir le jour, a été inaugurée le 18 décembre. Fin janvier, elle doit rejoindre le SEM-REV, site d’essais en mer spécialisé dans les énergies marines opéré par Centrale Nantes au large du Croisic. Elle y sera ancrée et expérimentée en conditions réelles au moins pendant 18 mois, avec différents réglages sur la structure et tests d’équipements (dont plusieurs turbines) afin d’optimiser et accroître la production énergétique.

 

 

Un engin de 200 tonnes et 150 kW

Longue de 21 mètres pour une largeur de 14 mètres et une hauteur de 16 mètres, la plateforme, construite en acier, présente un design conçu comme une coque de bateau trimaran. Elle pèse 120 tonnes lège et 200 tonnes avec ses équipements. Sa puissance est de 150 kW, générée essentiellement par les mouvements de la structure en mer. En fonctionnement, l’énergie de la houle actionnera une turbine produisant de l’électricité. Celle-ci sera stockée dans un système hybride innovant composé de batteries et de super-condensateurs. Ces équipements ont l’avantage de pouvoir se charger et se décharger très rapidement, ce qui est en phase avec la

Port de Nantes Saint-Nazaire