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Xavier de la Gorce : « Nous restons confiants mais vigilants »

Interview

Xavier de la Gorce : « Nous restons confiants mais vigilants »

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Forte de 219 stations réparties sur le littoral français et de 7000 bénévoles, dont 4400 sauveteurs embarqués, la SNSM est un maillon essentiel du dispositif de sauvetage. L’an dernier, l’association a réalisé près de 5000 interventions et secouru plus de 7000 personnes. Fonctionnant majoritairement grâce aux dons, complétés par des subventions publiques, la SNSM doit, en cette période difficile, pérenniser son financement pour les années qui viennent. Car la dotation supplémentaire annoncée récemment par le gouvernement, bien que salutaire, ne sera pas suffisante pour assurer les besoins liés au renouvellement de sa flotte et à la hausse des coûts de formation des sauveteurs.  

L’association reste donc mobilisée pour poursuivre sa mission et assurer la nécessaire modernisation de ses moyens. C’est le cas en particulier pour ses bateaux hauturiers, le premier exemplaire des canots tous temps de nouvelle génération ayant été mis à l’eau jeudi dernier au chantier Sibiril Technologies de Carantec.  

Le lendemain, Xavier de la Gorce, président de la SNSM était à Roscoff pour assister aux essais de retournement du nouveau CTT NG. L’occasion de faire le point, avec lui, sur ce nouveau programme, la situation et l'avenir de l’association.

 

MER ET MARINE : Que représente pour la SNSM le CTT NG ?

XAVIER DE LA GORCE : C’est un bateau emblématique, le « navire-amiral » de la SNSM et un prototype, le premier d’une série de nouveaux canots tous temps. Il est destiné à la station de l’île de Sein, où il remplacera le « Ville de Paris ». Sa livraison interviendra en début d’année et nous organiserons sa bénédiction au printemps.

Ces nouveaux canots sont plus grands, plus puissants et équipés d’une électronique moderne. Ils ont vocation à remplacer des bateaux en fin de vie opérationnelle, qui ont entre 30 et 35 ans, afin de permettre aux sauveteurs en mer de poursuivre leur mission dans les meilleures conditions de sécurité. Après ce premier CTT NG, nous signerons la commande d’un deuxième début décembre, une fois nos discussions finalisées avec le chantier Sibiril Technologies.

Les canots tous temps actuellement en service seront-ils tous remplacés par ce nouveau modèle ?

Nous n’envisageons pas de remplacer systématiquement les canots tous temps arrivant en fin de service  par des CTT NG qui sont en quelque sorte des produits de Haute Couture. Ils pourront l’être aussi par des bateaux hauturiers de nouvelle génération, les bateaux de sauvetage du futur,  qui seront définis dans les deux prochaines années.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau projet ?

C’est la question de l’avenir des moyens hauturiers. Dans certains endroits, nous avons besoin d’intervenir loin, rapidement, avec une capacité importante d’emport de passagers et de matériels, quelles que soient les conditions météo et en toute sécurité. A cet égard, le canot tous temps est aujourd’hui notre modèle de bateau hauturier. Mais les vedettes de première classe, dont les nouvelles versions sont aussi de très bons bateaux, sensiblement moins coûteux et qui répondent dans bien des cas à ces exigences.

Pour ce qui concerne le bateau du futur, nous nous appuierons sur le retour d’expérience, les analyses et les souhaits des stations, sur les attentes des CROSS et prendrons en compte les évolutions technologiques qui nous semblent les plus pertinentes pour ce qui nous concernent. Nous pourrions ainsi définir à court terme un nouveau modèle de flotte avec des séries plus longues et plus homogènes, permettant de réduire tant les coûts de fabrication que les coûts d’entretien sans pénaliser « l’utilisateur ». Le groupe de travail que nous avons constitué avec la direction technique de la SNSM et les utilisateurs a donc précisément pour mission d’identifier le juste besoin et le juste moyen pour y répondre. 

L’objectif est de concevoir un bateau moins onéreux ?

 Un CTT NG représente un investissement très important, de l’ordre de 1.4 million d’euros. Notre but est de pouvoir réduire ce coût de quelques centaines de milliers d’euros. C’est d’autant plus important que, sur les 40 CTT dont dispose actuellement la SNSM, 25 devront être remplacés d’ici 2025-2030, dont une dizaine d’ici 5 à 7 ans.

Mais, bien entendu, s’il s’avère que ce bateau hauturier de nouvelle génération devait être aussi ou plus coûteux que le CTT NG, nous arrêterons là nos réflexions. C’est un sujet que j’ai l’occasion d’aborder avec les responsables des stations lors de mes déplacements sur le littoral et je note une vraie ouverture dans nos discussions.

Quand ce projet doit-il voir le jour ?

Dès le début de l’année 2016, nous allons engager en relation avec les chantiers de construction des études plus poussées, à la fois sur les futurs bateaux hauturiers dont nous venons de parler et sur de vedettes plus petites pour lesquelles nos besoins de renouvellement sont là aussi importants. Alors que notre flotte est aujourd’hui très hétérogène, nous espérons grâce aux nouveaux programmes disposer de trois grandes catégories de bateaux, les plus standardisés possibles, pour correspondre à nos trois grandes zones d’intervention, plus ou moins éloignées du littoral.

Les choix peuvent-ils aussi s’opérer par zones, là où on trouve plusieurs stations relativement proches ?

L’étude des besoins futurs nous conduira à appréhender la question du sauvetage par zone d’intervention pertinente. Il y a en effet une « géographie du sauvetage » qui tient compte du contexte littoral et dans le cadre de laquelle plusieurs stations peuvent être amenées à collaborer.  Le renouvellement des moyens doit donc logiquement s’effectuer à l’aune de ces secteurs.

On a vu dans certaines stations des réticences lorsque l’idée de remplacer les canots tous temps vieillissants par des vedettes a été évoquée. Ne redoutez-vous pas une résistance par endroit ?

Je suis attentif aux souhaits et aux attentes des bénévoles. J’ai également le souci permanent de préserver voire de renforcer si nécessaire leur motivation. Ceci n’est pas incompatible avec un déploiement raisonné et responsable de nos moyens. D’ores et déjà, nous travaillons dans cet esprit au cas par cas et en discutant étroitement, en confiance et en toute transparence avec les stations concernées. La règle du juste besoin est compréhensible par tout le monde et je convaincu que nous saurons trouver ensemble les bonnes solutions.

Vous en appelez donc au bon sens et à la responsabilité de chacun ?

 La SNSM est une association nationale qui remplit des missions de service public avec l’argent du contribuable et de donateurs. Les sauveteurs bénévoles ont une éthique reconnue et admirable – je cite là le Premier ministre à Boulogne le 22 octobre dernier -  au travers de leur engagement et je sais pouvoir compter sur eux quels que soient les sujets abordés entre nous dès lors que nous fonctionnons en confiance et en référence aux valeurs qui nous sont communes.

Il y avait aussi des incertitudes sur le maillage de la SNSM, en clair de savoir si les 219 stations présentes sur le littoral français étaient bien toutes nécessaires. Où en est-on ?

C’était en effet une inquiétude mais, cet été, le ministère a validé le maillage territorial. Ce dernier est important pour deux raisons. D’abord, les patrons et les équipages doivent parfaitement connaitre leur zone d’intervention pour intervenir partout et en toute sécurité. Les fonds, les courants, la mer… Tous ces éléments peuvent évoluer en effet très vite et le littoral réserve de nombreux écueils. On ne peut donc être un bon sauveteur si l’on n’est pas un excellent connaisseur de son environnement.

La deuxième raison plaidant pour le maintien du maillage actuel est qu’en matière de secours, disposer d’une certaine redondance n’est pas un gros mot. Quand la SNSM intervient, sous la responsabilité et la coordination des CROSS, les moyens de plusieurs stations peuvent être engagés suivant les cas, y compris les imprévus. Nous avons malheureusement aujourd’hui sur le territoire national de terribles illustrations de la pertinence de ces principes. 

La question du financement de la SNSM, notamment par les collectivités locales, qui représentent 17% de votre budget, a été sur le devant de la scène depuis un an. Pouvez-vous nous rappeler les problèmes auxquels vous avez été confrontés ?

Lorsque le Premier ministre a évoqué dans  son discours de politique générale d’avril 2014 la perspective de la suppression de la « clause compétence générale » pour les collectivités locales, nous nous sommes immédiatement inquiétés car, sans mesure de sauvegarde, elles n’auraient plus été en mesure de nous soutenir financièrement. Heureusement la loi votée en juillet dernier a été amendée à notre demande : les Conseils départementaux et les  Conseils régionaux vont donc pouvoir continuer à nous soutenir. L’enjeu était de taille puisque leur contribution couvre la moitié de nos investissements !

Vous avez également obtenu une hausse des financements de l’Etat…

En effet, le Premier ministre a annoncé lors du dernier Comité interministériel de la mer une contribution de l’Etat supérieure à 1 M d’€ et, lors des dernières Assisses de l’économie de la mer, Alain Vidalies nous indiqué que ce montant serait porté à 1,4 M d’€. Cet effort de l’Etat vient donc consolider, comme nous l’avions souhaité, la contribution exceptionnelle que le Premier ministre  nous avait accordée en 2015. Cette reconnaissance par l’Etat de nos besoins mérite d’être saluée. Nous attendons cependant que sa pérennisation soit confirmée, comme le Premier ministre s’y est engagé. C’est un point essentiel.

Qu’en est-il de votre souhait de bénéficier d’une part de la taxe sur les éoliennes en mer ?

Nous militons en effet depuis plusieurs mois pour qu‘une partie de la future taxe éolienne – qui sera payée par les opérateurs au profit des communes du littoral  comme au profit de diverses activités maritimes – soit attribuée, par la loi, à la SNSM.

Sur ce point également, à l’occasion du CIMer, Manuel Valls a annoncé que cette demande serait prise en compte. Et je viens d’apprendre avec satisfaction que l’amendement déposé à cette fin, dans le cadre du projet de loi de finances 2016, par 21 parlementaires de la majorité  et de l’opposition vient d’être voté à l’Assemblée nationale.

Le problème est que si cette nouvelle contribution est actée, il faudra attendre la mise en service des futurs champs éoliens offshore pour que la taxe soit payée. Et ce n’est pas pour tout de suite…

Il faudra déjà voir si tous les projets de parcs éoliens annoncés voient le jour et, dans tous les cas, nous ne percevrons rien de significatif avant 2020. Il va donc falloir assurer la soudure entre 2016 et 2020, avec par conséquent quatre années difficiles devant nous. C’est pourquoi nous devons impérativement trouver une solution avec l’Etat. Nous reprendrons nos discussions à ce propos dans quelques jours.

Vous allez lancer en décembre une nouvelle campagne d’incitation aux dons et visez plus particulièrement les plaisanciers, qui sont encore trop peu à soutenir la SNSM…

Oui, nous voulons convaincre encore plus de donateurs individuels, qui sont aujourd’hui au nombre de 75.000, dont seulement 50.000 plaisanciers. Or, il y a en France 1 million de plaisanciers. J’ai déjà eu l’occasion de dire que si un quart d’entre eux seulement donnait ne serait-ce que 30 euros, la SNSM serait sauvée. C’est un geste vraiment minime puisque ces dons sont défiscalisables à hauteur de 66%, c’est-à-dire que 30 euros coûte en fait au donateur moins de 10 euros, c’est-à-dire une place de cinéma ou un paquet de cigarettes! « Une place de cinéma pour les Sauveteurs en mer » !

Sachant que les plaisanciers représentent maintenant 80% des personnes sauvées par la SNSM, n’est-il pas possible de les contraindre à donner ?

Les plaisanciers représentent effectivement 80% des sauvetages. Mais la contrainte serait complexe à mettre en place et n’est pas fondamentalement dans notre état d’esprit. Ne faut-il pas mieux que cette démarche reste volontaire et spontanée. A  nous de mieux les informer et de mieux les sensibiliser.

Et si ça ne marche pas ?

Je suis confiant sur notre capacité à convaincre.

Peut-on imaginer que des financements soient récoltés via les ports de plaisance ? Certains ont d’ailleurs mis en place des initiatives pour favoriser la récolte des dons ?

Le port municipal de Sète, par exemple, présente des factures pour une place de port avec une ligne proposant une contribution volontaire pour la SNSM. Et tous les plaisanciers payent. C’est une idée évidemment intéressante et efficace. Elle mérite d’être explorée.

Vous allez aussi chercher de nouveaux mécènes ?

A côté des plaisanciers, nous allons nous attacher à trouver de nouveaux mécènes. Mais c’est compliqué car, en ces temps difficiles économiquement, ils sont très sollicités et il faut les convaincre que la SNSM est une noble cause à soutenir et qu’elle correspond aux valeurs qu’ils partagent avec nous.

On a compris que la question financière de la SNSM allait demeurer compliquée dans les prochaines années. Pourquoi la situation s’est-elle aggravée en peu de temps ?

Rappelons d’abord que la SNSM est une association de  loi 1901. Elle ne peut pas dépenser l’argent qu’elle n’a pas et elle n’est ni en capacité d’emprunter et ni de lever l’impôt. Cela limite singulièrement les marges de manœuvre.

Deux raisons expliquent la situation difficile que nous connaissons. S’agissant des collectivités locales, les budgets sont beaucoup plus contraints du fait de la baisse des dotations de l’Etat et de la hausse des dépenses sociales. Leurs contributions sont donc orientées à la baisse, certaines collectivités renonçant même à nous soutenir. Ce qui n’est pas illogique mais lourd de conséquences. Dans le même temps, nous constatons une chute brutale des legs, pour lesquels nous allons, selon nos prévisions, tomber à 500.000 euros l’année prochaine contre 3 millions d’euros sur les deux années antérieures.  C’est une arithmétique simple et redoutable.

Pourquoi cet effondrement des legs ?

Je pense que les familles peuvent se trouver dans l’incertitude : la vie se prolonge, les maisons de retraitent coûtent cher et les légataires potentiels préfèrent peut-être se prémunir contre d’éventuelles difficultés en pensant à leurs enfants et petits-enfants.

Et puis, il y a sur ce point de multiples demandes d’associations, ONG …

Il y a donc une baisse des recettes et, dans le même temps, une hausse des investissements…

Nous arrivons en effet dans une période où il va falloir renouveler la flotte de nos bateaux hauturiers qui arrive au terme d’une exploitation raisonnable. Ce remplacement sur un calendrier resserré va créer dans les prochaines années une bosse budgétaire.

La formation de sauveteurs voit également son coût augmenter ?

Les efforts en matière de formation sont importants et essentiels puisque nous connaissons un renouvellement sensible des bénévoles avec de nouveaux arrivants très motivés mais qui ne sont pas toujours originaires du secteur maritime. Aujourd’hui, des gens d’horizons extrêmement divers nous rejoignent. Parmi eux des ouvriers, des professions libérales, des artisans, des fonctionnaires... Cette ouverture est formidable mais il faut faire de ces personnes des marins et des sauveteurs, ce qui coûte cher.  Cette exigence pour le très proche avenir a été relevée avec insistance par les experts du ministère en charge de la mer. Négliger la formation serait gravement manquer à  nos responsabilités et pourrait à juste titre nous être reproché.

Est-ce à dire que la judiciarisation de la société vous pousse aussi à renforcer vos efforts de formation ?

Avant même de penser au risque judiciaire, il faut penser à notre responsabilité aussi bien vis à vis des sauveteurs  et des personnes secourues que vis à vis de notre donneur d’ordre, l’Etat. Cest notre priorité.

Cela étant, le risque pénal est une réalité dont il faut avoir conscience. Nos bénévoles risquent leur vie pour sauver des personnes en mer, y compris celles qui ont pu faire preuve d’imprudence. Mais, en cas d’accident grave, si les sauveteurs étaient mis en cause et ne disposaient pas de toutes les formations requises, nous pourrions courir le risque d’être mis en difficulté devant la Justice. Le risque pénal a considérablement augmenté ces dernières années et c’est  aussi l’une des raisons qui fait que la formation est pour la SNSM une priorité absolue. Cette priorité a un coût élevé.

Le secrétaire d’Etat aux Transports a récemment suggéré de s’orienter vers le secteur privé pour  le financement de la formation des sauveteurs en mer. Qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas bien compris cette approche de la part d’Alain Vidalies qui nous connaît bien et nous soutient avec constance. La SNSM assure des missions régaliennes et le financement de la formation des sauveteurs ne peut pas dépendre du niveau des financements privés recueillis par l’association. L’imaginerait-on pour les policiers ou les pompiers ?

Vous évoquez les missions régaliennes assurées par la SNSM. La part des financements publics est-elle trop faible ?

Sur nos 27 millions d’euros de budget, comme je le disais, 75% proviennent de financements privés. Sur les 25% restants, 17% sont abondés par les collectivités et 8% par l’Etat, qui va voir sa part monter à 14% du fait de l’augmentation de sa dotation. Mais il me semble que l’objectif logique serait que l’Etat prenne 25% du budget et les collectivités 20%. Nous n’aurions pas dû laisser l’Etat « dévisser » en 35 ans de 40% à 8% de participation au budget de la SNSM.

Pourquoi ?

La SNSM est le service de sauvetage le moins cher d’Europe et l’un des plus efficaces. Au Royaume-Uni, la société de sauvetage emploie 1000 salariés pour un maillage comparable, alors que nous n’avons que 70 salariés et que nos forces sont constituées de 4400 sauveteurs bénévoles embarqués. En France, le coût du service rendu pour cette mission régalienne est donc très faible pour les pouvoirs publics alors même que la qualité de ce service est unanimement saluée. C’est un modèle qui fonctionne admirablement et qu’il faut à tout prix préserver. Il paraitrait donc logique que l’Etat renforce sa participation sur des missions dont la responsabilité lui incombe.  

Concernant les collectivités, les stations sont inscrites dans le paysage et contribuent à l’économie maritime et littorale en sécurisant l’espace maritime  avec les sauveteurs embarqués, mais aussi les plages avec les nageurs sauveteurs. C’est pourquoi, tout en respectant l’autonomie des collectivités, j’insiste toujours auprès des élus sur l’importance du service rendu par la SNSM et le besoin que les bénévoles ressentent légitimement  de reconnaissance politique, médiatique, mais aussi financière.

La SNSM n’est donc pas encore sauvée…

Dans les moments dramatiques que notre pays est en train de vivre, je crois que chacun doit s’efforcer de ne pas simplement voir midi à sa porte. Ce que je voudrais simplement dire,  c’est que nous restons vigilants en exprimant avec clarté nos difficultés quand elles sont là. Et si j’ai une totale confiance dans la vitalité collective des Sauveteurs en mer pour surmonter le « gros temps »… j’ai aussi confiance dans les pouvoirs publics qui sont très conscients du caractère irremplaçable de notre engagement au service de la collectivité.

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Interview réalisée par Vincent Groizeleau © Mer et Marine, novembre 2015

 

Sauvetage et services maritimes