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Ni Crystal Cruises ni sa maison-mère, l’armement japonais NYK, ne sont les repreneurs du paquebot Deutschland. C’est ce qu’a indiqué à Seatrade Insider la présidente de la compagnie. Edie Rodriguez dément donc les rumeurs de la presse outre-Rhin, qui affirmait que Crystal Cruises allait racheter pour 50 millions d’euros le navire de luxe allemand, dernier du genre à battre le pavillon national.

Construit par le chantier HDW de Kiel et mis en service en 1998, le Deutschland, une unité de 175 mètres et 22.400 GT de jauge doté de 293 cabines et suites (520 passagers), est à quai depuis le mois de novembre suite aux déboires financiers de son propriétaire. MS Deutschland Beteiligungs et Peter Deilmann, qui exploitait le navire, font en effet l’objet d’une procédure d’insolvabilité. Alors qu’une réunion des créanciers est prévue le mois prochain, la vente du paquebot permettrait d’éponger une bonne partie des dettes, qui dépassent 60 millions d’euros.

Un repreneur potentiel aurait bel et bien été trouvé, toujours selon Seatrade Insider, qui s’est vu confirmer par un porte-parole de l’’administrateur de MS Deutschland Beteiligungs qu’un protocole d’accord avait été conclu. Il n’a pas précisé l’identité de ce candidat au rachat du navire et a souligné que la vente n’était pas encore conclue.

Concernant Crystal, la compagnie a annoncé hier sa programmation jusqu’en 2017 pour ses deux unités. Il s’agit du Crystal Symphony, un bateau de 51.044 et 922 passagers livré en 1992 par les chantiers de Turku et rénové en 2012 ; ainsi que du Crystal Serenity, un navire de 68.870 GT et 1070 passagers sorti en 2003 des chantiers de Saint-Nazaire. Quant à l’ancien Crystal Harmony (50.100 GT, 960 passagers), livré en 1990 par Mitsubishi, il a rejoint en 2006 la flotte de NYK. Il y navigue depuis sous le nom d’Asuka II au profit du marché japonais, alors que Crystal Cruises, qui est basée aux Etats-Unis, vise en priorité la clientèle américaine.

Même si ces navires sont encore très beaux et offrent l’un des meilleurs produits de l’industrie, il est clair que Crystal Cruises et sa maison-mère vont devoir, dans les prochaines années, moderniser leur outil naval. Surtout que la concurrence se renforce sur le segment du luxe, où le renouvellement de la flotte est en cours. Dans ces conditions, il ne serait pas étonnant que l’armateur travaille sur un projet de construction neuve afin de remplacer à la fin de la décennie le Symphony et éventuellement, du même coup, l’ancien Harmony. 

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