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Coulé ou toujours à la dérive quelque part dans l’Atlantique ? Le 23 février dernier, le vieux paquebot Lyubov Orlova était aperçu à 1300 milles des côtes irlandaises et depuis… plus rien. Le navire de 37 ans devait se rendre vers un chantier de démolition en République Dominicaine, mais a perdu son remorqueur peu après son départ de Saint-Jean de Terre Neuve, au Canada, le 23 janvier. Puis il s’est mis à dériver dans la zone d’exploitation pétrolière de Terre Neuve, avec un haut risque de collision avec une plateforme. Le gouvernement canadien a alors dépêché le remorqueur Maersk Challenger qui a réussi à éloigner le Lyubov Orlova de la zone de danger.  Et l’a amené en dehors des eaux territoriales canadiennes, où l'ancien paquebot est reparti à la dérive – officiellement en raison des mauvaises conditions météorologiques qui ont empêché le remorqueur de mener à bien le sauvetage. 
 
 
Coulé en Atlantique Nord? 
 
 
Le bateau a-t-il sombré depuis ? C'est l'hypothèse qu'a rapidement avancée l’association Robin des Bois. « La balise de détresse du Lyubov Orlova s’est déclenchée dans la nuit du samedi 23 février. L’hypothèse privilégiée serait que le Lyubov Orlova ait fait naufrage. La balise de détresse était embarquée à bord du navire de croisière ou à bord d’une chaloupe de sauvetage. Le lieu du déclenchement est situé à 51°46.00N et 35°41.00W, soit 1700 km des côtes européennes », détaillait-elle le 25 février. A ce jour, aucune confirmation officielle n'est intervenue quant au sort du Lyubov Orlova. Légalement, le navire est sous la responsabilité de son propriétaire, puisqu’il se trouvait dans les eaux internationales.
 
 
Vendu à un ferrailleur iranien
 
 
Construit en Yougoslavie en 1976, tout comme son sistership, le Clipper Adventurer (ex-Alla Tarasova), exploité pour des croisières en Antarctique, le Lyubov Orlova mesure 90 mètres de long pour 16 mètres de large. Armé par 70 membres d’équipage, il pouvait accueillir 110 passagers. Ce navire a été exploité sous pavillon soviétique jusqu’en 1992, année où il est passé sous pavillon russe. Après rénovation, il a été affrété en 1999 par la compagnie Marine Expeditions pour des voyages en Antarctique et, à partir de cette date, a été ré-immatriculé aux îles Cook. Après une nouvelle réfection en 2002, il fut affrété par Quark Expeditions pour des croisières antarctiques puis, en 2009, par Cruise North Expeditions pour des traversées en Arctique. Saisi en septembre 2010 dans le port de Saint-Jean de Terre Neuve suite au non-paiement de factures d’avitaillement et de carburant à des fournisseurs canadiens, le navire était depuis immobilisé. Selon Robins des Bois, il aurait été finalement vendu par l’intermédiaire d’un courtier canadien à un ferrailleur iranien résidant au Canada.
 

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