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Près de 500 personnes mobilisées autour des sauveteurs des sociétés Titan et Micoperi. Presqu’autant dans les rangs de la presse sur les côtes de l’île du Giglio, au large des côtes toscanes. Le relevage du Costa Concordia, une des plus grosses opérations de sauvetage de l’histoire maritime, a débuté hier matin près de 20 mois après son accident, le 13 janvier 2012, ayant coûté la vie à 32 personnes.  
 
L’opération a débuté à 9 heures, avec trois heures de retard liées à des intempéries nocturnes, ayant ralenti les derniers préparatifs et notamment l’installation du poste de contrôle générale. Durant toute la journée, les câbles, gréés sur 11 tourrets et fixés sur le haut des caissons accrochés au flanc émergé, ont exercé une traction qui, minute après minute, a relevé l’épave du Costa Concordia.  A midi, une grosse étape a été franchie avec le « décollement » de la coque du rocher. Il s’agissait d’un des gros points d’interrogations des sauveteurs qui ne pouvait évaluer avec exactitude le degrés d’enfoncement et de déformation de l’acier dans le granit très dur de la roche. Il semblerait donc que l’acier ait résisté puisque l’opération a pu se poursuivre. Durant toute cette phase de l’opération, surveillée de près par les experts du ministère italien de l’environnement, il n’y a pas eu de pollution ou de dégâts à l’environnement.
 
A la nuit tombée, il semblait clair que le délai annoncé de 8 à 10 heures pour l’opération ne pourrait être tenu puisque le navire avait été relevé de seulement 10 degrés. Dans un premier temps, il s’agira d’atteindre 24 degrés de relevage pour que la « bascule », correspondant au remplissage des caissons sur le flanc du navire puisse s’effectuer. Ceux-ci sont là pour aider à contrôler le relevage du navire, en exerçant d’abord un effort de traction puis de stabilisation, de manière à éviter que le paquebot ne bascule et soit entraîné de l’autre côté. Une fois le navire à la verticale, il reposera sur un socle en béton spécialement conçu à cet effet. 
 
Ce n’est qu’une fois que l’inspection visant à retrouver les corps de deux victimes toujours manquantes ainsi que des pièces nécessaire à l’enquête effectuée, que la seconde phase de l’opération sera enclenchée. Elle consistera dans le remplissage des caissons placés des deux côtés du navire. Ceux-ci devraient l’aider à flotter. Il pourra ensuite être remorqué.
 

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