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Malgré le refus cinglant du gouverneur de l’Etat, qui ne voulait pas de ces bateaux, mais s’est manifestement ravisé après l’intervention hier de Donald Trump, le Zaandam et le Rotterdam ont maintenu leur route vers la Floride. Cependant, aucun plan de prise en charge n’était encore validé cette nuit avec les autorités locales et administrations fédérales concernées. Les deux navires de la compagnie américaine Holland America Line doivent arriver ce jeudi au large de Port Everglades. L’armateur souhaite les mettre à quai afin d’évacuer les malades nécessitant une hospitalisation, puis rapatrier vers d’autres Etats américains, le Canada et l’Europe le reste des passagers après un contrôle médical et la mise en place de cordons sanitaires vers les aéroports.  

Le Zaandam, où sévit une épidémie de coronavirus ayant déjà fait quatre morts, n’embarquerait plus que 446 passagers (contre 1243 passagers à son départ de Buenos Aires le 7 mars) et 586 membres d’équipage. C'est le nouveau décompte obtenu par le Miami Herald. Un nombre plus important de passagers que ce qu’avaient annoncé les autorités panaméennes a en effet été transbordé le week-end dernier sur le Rotterdam, arrivé depuis le Mexique pour apporter un renfort médical (matériel et personnel) et de l’avitaillement au Zaandam. Il avait aussi accueilli des passagers considérés comme non malades. Le Rotterdam en aurait 797 à bord (et non 401), ainsi que 645 membres d’équipage.

Mardi, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, avait rejeté l’idée d’accueillir les deux navires. Cela dans des termes très durs, qui ont choqué l’opinion publique. Y compris aux Etats-Unis, sachant qu’il y a à bord des deux paquebots d’HAL plus de 300 Américains, dont une cinquantaine de Floridiens. Plusieurs ont via les media décrit une situation désespérée et imploré l’aide du gouvernement américain. Les Etats-Unis demeurant la meilleure option pour évacuer les navires, le groupe américain Carnival Corporation, maison-mère d’HAL a continué de faire pression, localement où le leader de l’industrie de la croisière a son siège (à Miami), mais aussi et surtout à Washington. Et Donald Trump, qui dit-on connait bien Micky Arison, le patron de Carnival, s’en est mêlé. Ron DeSantis a lui-même reconnu que le président américain l’avait appelé hier pour lui dire qu’il souhaitait « voir une solution trouvée ». Le locataire de la Maison avait également déclaré en conférence de presse que son administration ne voulait pas voir les Zaandam et Rotterdam se transformer « en navires fantômes ».

Les discussions se poursuivent maintenant entre l’armateur américain, les autorités du comté de Broward, où se trouve Port Everglades et les administrations concernées. Un plan d’évacuation des navires doit être approuvé par une commission composée de responsables locaux, du port, des garde-côtes, des services sanitaires et des douanes. Une nouvelle version doit être examinée après le rejet d’une première mouture.

 

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