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A la recherche d’un nouveau navire depuis des mois, la compagnie gréco-chypriote a, enfin, trouvé son bonheur. Après avoir envisagé différentes solutions, c’est finalement l’Explorer que Louis Cruises va exploiter, au travers d’un affrètement de trois ans. Sistership de l’ancien Costa Voyager, qui a rejoint l’Asie au printemps après avoir été vendu à l’opérateur chinois Bohai Ferry, l’Explorer sert actuellement d’université flottante pour le compte de l’association américaine Semester at Sea. Une organisation qui avait planifié différents voyages à travers le monde sur l’Explorer jusqu’en 2016. Ce ne sera donc pas le cas, sauf si SAS reprend le bateau en hiver, puisque Louis Cruises annonce les débuts de son nouveau navire pour juin 2015. Il  commencera alors ses opérations au sein de Celestyal Cruises, nouvelle filiale de la compagnie spécialisée sur les croisières vers la Grèce et la Turquie.

 

Le Celestyal Odyssey

 

Rebaptisé Celestyal Odyssey, le navire s’ajoutera aux Celestyal Cristal et Celestyal Olympia, permettant au groupe Louis d’entendre son offre en méditerranée orientale, où il accueille plus de 100.000 passagers par an. Ou bien d’utiliser cette nouvelle unité pour le marché de l’affrètement, par exemple au profit de Rivages du Monde, qui doit utiliser le Louis Aura pendant 110 jours en 2015.

Construit par le chantier allemand Blohm + Voss de Hambourg et mis en service en 2001 sous le nom d’Olympic Explorer, le futur bateau de Celestyal fut d’abord exploité avec son jumeau, l’ex-Olympic Voyager (2000) par Royal Olympic Cruises. Une compagnie créée en 1997 suite à la fusion des activités des armements grecs Epirotiki et Sun Lines, avant de faire faillite au début des années 2000. Dès lors, les deux sisterships ont navigué pour le compte de différents opérateurs.

Longs de 180 mètres pour une largeur de 25 mètres, ces navires de 24.300 GT de jauge comptent plus de 400 cabines. Ils se distinguent par leur puissante motorisation, avec une puissance propulsive de 37.8 MW qui leur permet d’atteindre 28 nœuds. Une vitesse de pointe qu’ils ne pratiquent évidemment plus depuis longtemps compte tenu du coût du carburant et de l’inutilité d’une telle célérité pour les bateaux de croisière.

 

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© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

L'Olympia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Rajeunissement de la flotte

 

Avec l’Explorer, Louis Cruises va, en tous cas, pouvoir rajeunir un peu sa flotte, constituée d’unités anciennes, l’Aura datant de 1968, l’Olympia de 1982 et le Cristal de 1987 (date de sa transformation en paquebot). Pour la suite, la compagnie devrait être amenée à se séparer de l’Aura et de l’Olympia avec, nécessairement, des solutions de remplacement. Celles-ci pourraient passer par la reprise des Thomson Majesty et Thomson Spirit, deux navires appartenant à Louis et affrétés par Thomson Cruises jusqu’en 2017. Mais on se souvient aussi qu’à la fin des années 2000, l’armateur gréco-chypriote avait évoqué son souhait, à terme, de faire construire des navires neufs. Un projet tombé à l’eau suite aux difficultés rencontrées par Louis Cruises en 2011/2012 mais qui, si le redressement et le développement de la compagnie se confirment avec Celestyal Cruises, pourrait pourquoi pas revenir au goût du jour. 

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