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Nous vous emmenons aujourd’hui à bord de l’un des douze nouveaux patrouilleurs côtiers commandés par l’Arabie Saoudite au chantier Couach de Gujan-Mestras, qui réalise là les unités militaires les plus équipées et armées de son histoire. Un bateau sur lequel Mer et Marine a pu embarquer en exclusivité, cet été, lors de ses essais dans les eaux girondines.

En cette belle matinée estivale sur le bassin d’Arcachon, une coque grise fend la mer et multiplie les manœuvres, entre girations serrées, succession de changements de route et montées en allure. Le seul signe distinctif de ce bateau est son numéro, « 088 ». Il s’agit du second des douze nouveaux patrouilleurs côtiers du type 2200 FPB réalisés pour l’Arabie Saoudite par le chantier Couach de Gujan Mestras, en Gironde.

 

© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

Un bateau en composite pouvant évoluer à plus de 25 noeuds

Long de 22.35 mètres pour une largeur de 5.6 mètres et un tirant d’eau de 1.65 mètres, ce bateau, réalisé comme toutes les productions de Couach en matériaux composites, compte deux postes de pilotage. Soit dans sa passerelle, soit en extérieur sur un fly-bridge qui offre une vue élevée et dégagée à 360 degrés.

Côté propulsion, il est équipé de deux moteurs diesels MTU de 1200 cv chacun, auxquels s’ajoutent deux groupes Northern Light de 13 kW en complément pour l’énergie du bord. Les deux lignes d’arbres entrainent des hélices à pas fixe qui donnent une allure maximale contractuelle de 25 nœuds. Une vitesse de pointe en réalité largement dépassée ce jour-là. « Là, avec un peu de courant favorable, on dépasse les 27 nœuds », montre sur l’un des écrans face à lui Thierry, qui pilote depuis de longues années les nouveaux bateaux du chantier girondin lors de leurs essais. « Il navigue très bien et est très stable », commente-t-il, en donnant de bons coups de barre alternativement à droite et à gauche pour montrer la manœuvrabilité du patrouilleur, qui réagit immédiatement sans pour autant être brusque. Puis, quelques minutes plus tard, il coupe les moteurs. Le patrouilleur file sur son erre et ralentit progressivement jusqu’à s’immobiliser. « Asseyez-vous, on va partir à l’arrêt et monter à plein vitesse », avertit le capitaine. On s’assoit donc sur l’un des sièges montés sur amortisseurs de la passerelle et Thierry « met les gaz ». Comme un avion au décollage, la poussée est palpable, le bateau ne mettant qu’une trentaine de secondes pour atteindre son allure maximale.

 

© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

Thierry aux commandes du patrouilleur depuis la timonerie. 

 

Diaporama
Le fly-bridge.

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