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La semaine dernière, nous avons pu embarquer à bord du Charles de Gaulle, actuellement en phase de remontée en puissance. L'occasion de voir à l'oeuvre l’école de l’aviation embarquée (ÉAE) et de constater les évolutions intervenues au cours du second Arrêt Technique Majeur (ATM) du porte-avions, qui s’est officiellement terminé début novembre. 

Ce chantier prévu tous les 9/10 ans, consiste en un grand entretien du bâtiment (peinture, révision du système de stabilisation COGITE, des vannes, safrans, ailerons, bouilleurs, turboalternateurs, etc) et au changement de combustible des cœurs nucléaires. Il s’est accompagné cette fois-ci d’une rénovation à mi-vie du bâtiment. C’est donc un ATM particulier, dont le coût conséquent est de 1.3 milliard d’euros. Ayant duré 18 mois, il a consisté à traiter des obsolescences héritées de la conception qui remonte aux années 80 et à maximiser le potentiel du porte-avions afin qu’il continue à être performant jusqu’à sa prochaine grande maintenance, vers 2030, et même au-delà pour certains systèmes. Parmi les travaux de modification, on note l’arrivée de nouveaux senseurs et capteurs, un système de combat revalorisé avec un Central Opération remis à neuf, des aménagements pour améliorer la vie à bord (hôpital, cuisine), des systèmes de communications renouvelés, l’adaptation des installations aéronautiques au tout Rafale ou encore la modernisation des modules d’aide à l’appontage.

 

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© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU

Une pontée se prépare sur le pont d'envol (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

 

Présence de nouveaux senseurs et capteurs

Extérieurement, le Charles de Gaulle, entré en service actif en mai 2001, n’a foncièrement pas changé. Toutefois, quelques nouveaux équipements sont visibles comme le radar de veille 3D Smart-S de Thales qui remplace l'ancien DRBJ-11B. Une opération déjà entreprise sur les frégates antiaériennes Cassard et Jean Bart. À l’inverse, les DRBV-26D et DRBV-15 sont conservés, car ils sont complémentaires. Le DRBV-26D sert pour la veille à longue portée, le SMART-S pour celle à moyenne portée et enfin le DRBV-15 pour la basse altitude. Le radar de conduite de tir Arabel est également toujours présent.

En dehors de veille aérienne, s’ajoute le changement des radars de navigation avec deux Scanter 6002 à la place des DRBN-34. De nouveaux systèmes optroniques font aussi leur apparition, comme l’EOMS NG de Safran ou le système panoramique Artemis de Thales. 

 

200368 cdg radar
© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU

Ilôt du Charles de Gaulle (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

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