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De l’Etraco qui repose dans le hangar de SEAir, il ne reste que la partie rigide, couverte de marques de mesures, inscrites à la craie. L’Embarcation de transport rapide pour commandos a été désossée, dépouillée de ses flotteurs, son moteur, sa console… Dans un atelier attenant, cette dernière a droit à un petit refit. « On est en train de reconfigurer » l’Etraco, explique Richard Forest, cofondateur de la start-up lorientaise. « On la transforme en bi-moteur. Une fois rééquipée, on va retourner en mer pour mesurer son comportement à l’état natif avec des capteurs. Ensuite, on va lui greffer nos systèmes, qui n’ont rien à voir avec ce qu’on peut voir dans les ateliers actuellement, car on a une contrainte très forte : l’assaut ».

 

 

 

Après avoir signé un contrat avec la Direction Générale de l'Armement, SEAir livrera à l’été 2020 une version 2.0 de l’Etraco : la première expérimentation d’un semi-rigide doté de foils destiné aux commandos. L’entreprise a déjà adapté ces appendices sur plusieurs semi-rigides. Mais cette fois, l’équation est un peu différente. Principale contrainte : « Pour un assaut, il faut que rien ne dépasse. Le cahier des charges des militaires c’est : ‘je veux bien de vos systèmes rétractables, mais je ne veux pas les voir quand ils sont rétractés’. C’est tout l’enjeu pour nous, donc on repense le système intégralement, et c’est notre vrai métier », dit le CEO du bureau d’étude avec enthousiasme.

 

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