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En mai dernier, la France et l’Allemagne décidaient de coopérer dans le cadre du remplacement de leurs avions de patrouille maritime Atlantique 2 et P-3C Orion à l’horizon 2030. Le groupe européen Airbus, très fortement implanté dans les deux pays, s’est immédiatement positionné. Il propose une solution basée sur un modèle éprouvé, le biréacteur civil A320. Plus économique et offrant un rayon d’action amélioré (6300 km), la nouvelle version de l’appareil, l’A320neo (entrée en service en 2016), a été logiquement choisie pour cette déclinaison PATMAR. Ce biréacteur de 37.6 mètres de long pour 35.8 mètres de large affiche une masse maximale de 79 tonnes et une vitesse de croisière de 840 km/h.

Capacité stratégique

Pour la France notamment, la succession des ATL2 sera un programme stratégique, ces avions étant considérés comme cruciaux pour la surveillance dans la profondeur et la défense des approches maritimes, mais sont aussi un élément clé de la protection et la crédibilité des sous-marins de la force océanique de dissuasion nucléaire. Considérés comme de véritables frégates volantes, les appareils de la Marine nationale ont aussi été largement employés ces dernières années sur des théâtres d’opération terrestres, de l’Afrique au Levant, pour des missions de renseignement et de reconnaissance, ainsi

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Airbus Euronaval 2018