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Le second des deux bâtiments de projection et de commandement réalisés à Saint-Nazaire pour le compte de la marine russe doit débuter ce lundi ses essais en mer. Une première sortie au large du Sevastopol qui devrait se dérouler sans marins russes à bord. Alors que le BPC, mis à flot en novembre dernier au chantier STX France, doit normalement être achevé en octobre, son aîné, le Vladivostok, est toujours en attente à Saint-Nazaire. Normalement, il devait être remis à la marine russe début novembre. Mais la France a suspendu sa livraison jusqu’à nouvel ordre, conditionnant le transfert aux Russes à l’instauration effective d’un cessez-le-feu en Ukraine et la mise en œuvre d’une solution politique durable dans le pays.

 

98785 Vladivostok et Sebastopol 01/02/15
© MER ET MARINE - KEVIN IZORCE

Le Sevastopol et le Vladivostok (© MER ET MARINE - KEVIN IZORCE)

 

Une situation qui ne fait pas l’affaire de DCNS, maître d’œuvre du programme, et STX France, qui intervient en qualité de sous-traitant. Au-delà des éventuelles pénalités de retard et du dédommagement que pourrait bientôt réclamer la Russie, le gel de la livraison du Vladivostok représente un coût pour les industriels. Gardiennage, maintenance, frais portuaires… La facture est évaluée à 2.5 millions d’euros par mois. Pour l’alléger, le premier BPC russe pourrait, dit-on dans les coursives, rejoindre Brest et être amarré dans la base navale, probablement à l’épi porte-avions. 

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