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Dans le cadre de la phase préparatoire du programme CHOF (Capacité Hydro-Océanographique Future), qui vise notamment à remplacer les trois actuels bâtiments hydrographiques du type Lapérouse de la Marine nationale, les expérimentations d’engins autonomes se poursuivent. En 2020 par exemple, avait été testé le drone de surface DriX d’iXblue à partir du bâtiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré. Cette fois, c’est le drone sous-marin (AUV) A18D d’ECA qui a fait l’objet d’une campagne d’essais au profit de la marine, du Shom et de la DGA à partir du bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Rhône, basé à Brest. « L’exemplaire de l’A18D testé a fait la preuve de sa bonne fiabilité, et permis de montrer la facilité de son installation et de sa mise en œuvre, notamment grâce à un rapport taille-masse optimisé (5,7m-780kg), et à son interface utilisateur intuitive. Avec la supervision d’ECA, les équipes embarquées de la DGA, de la Marine Nationale et du Shom ont pu prendre en main l’AUV, et être autonomes dans toutes les étapes de sa mission : de la préparation, la mise à l’eau, la supervision des campagnes de mesures, jusqu’à la récupération du véhicule et des données obtenues. Ces essais ont permis de mesurer la maturité de l’A18D. Par ailleurs, la richesse du retour d’expérience a permis d’évaluer le potentiel d’emploi d’un drone pour accompagner et enrichir les missions d’hydro-océanographie. La qualité des images à très haute résolution acquises par l’A18D a été reconnue », affirme ECA.

Mis en service en 1988 et 1989, les Lapérouse, Borda et Laplace doivent être remplacés par deux bâtiments hydrographiques de nouvelle génération (BH NG) qui seront équipés de nouveaux systèmes, dont des robots. Les conclusions de la phase préparatoire, qui doit justement définir les moyens et nouvelles technologies qui pourront être mis en œuvre, doivent conduire, en 2023, à la définition du programme, dont le lancement a pris du retard. La livraison du premier BH NG, initialement prévue à la fin de l’actuelle loi de programmation militaire (LPM), a en effet été repoussée au-delà. Elle est désormais espérée pour 2027 et celle de son sistership l’année suivante.

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