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Retirés du service dans la flotte britannique le 31 mars dernier, les ravitailleurs Fort Rosalie et Fort Austin vont poursuivre leur carrière au sein de la marine égyptienne. C’est ce qu’a annoncé Londres le 29 octobre. Les deux vieux bâtiments, datant de 1978 et 1979, quitteront le Royaume-Uni après un chantier de remise à niveau.

Construits à Greenock, en Ecosse, les deux quadragénaires sont des bâtiments de 185 mètres de long pour 24 mètres de large affichant un déplacement de 13.800 tonnes lège et 23.500 tonnes à pleine charge. Armés par 180 marins, ils ont été conçus pour le transport de fret solide (munitions, pièces de rechange et vivres), transférés au moyen de portiques et grues. Le hangar, très vaste, permet d’accueillir jusqu’à quatre hélicoptères.

 

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© MICHEL FLOCH

Le Fort Rosalie (© : MICHEL FLOCH)

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© MICHEL FLOCH

Le Fort Rosalie (© : MICHEL FLOCH)

 

Ces ravitailleurs, qui étaient armés par la Royal Fleet Auxiliary (avec en complément des personnels de la Royal Navy), seront remplacés dans le cadre d’un programme (Fleet Solid Support - FSS) qui accuse plusieurs années de retard.

Bien qu’anciens, ils vont permettre d’accroître sensiblement les capacités logistiques de la marine égyptienne, qui ne dispose à ce jour que de deux vieilles unités de l’ex-RFA, cédées par l’Allemagne en 2002 : le transport de munitions Halaib (ex-Odenwald) de 105 mètres et 4000 tpc datant de 1967, ainsi que le ravitailleur Shalatein (ex-Glücksburg), navire de 114 mètres et 3700 tpc construit en 1968.  

 

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© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

Le ravitailleur égyptien Shalatein (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 

C’est la première fois depuis 30 ans que le Royaume-Uni vend des bâtiments militaires à l’Egypte, qui a sensiblement renforcé ses forces navales ces dernières années en se fournissant en bâtiments neufs auprès de la France, de l’Allemagne et de l’Italie.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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