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L’OTAN a dénoncé le vendredi 18 novembre le comportement « dangereux et non professionnel » de l’aviation russe vis-à-vis de bâtiments du SNMG1 (Standing Nato Maritime Group One) actuellement déployés en mer Baltique. Les faits reprochés se sont déroulés la veille, lorsque la frégate néerlandaise Tromp et son homologue française Chevalier Paul, ont été survolées de très près par deux chasseurs russes. Selon le commandement des opérations navales de l’OTAN, ces appareils sont passés à seulement 300 pieds d’altitude (91 mètres) et 80 yards (73 mètres) de distance : « Les pilotes russes n'ont pas répondu aux communications d'interrogation permanentes des forces alliées. L’OTAN juge l'interaction dangereuse et non professionnelle car elle s'est déroulée dans une zone de danger connue, qui a été activée pour l'entraînement à la défense aérienne, et en raison de l'altitude et de la proximité. L'interaction a augmenté le risque d'erreurs de calcul et d'accidents ».

Une démonstration de force qui n’est évidemment pas une première, les aéronefs russes ayant l’habitude de se livrer à de telles manœuvres, y compris parfois sur des porte-avions alliés. Ce qui évidemment, en temps normal, est déjà très limite, mais en période de crise est encore plus dangereux. Le principal risque est une mauvaise interprétation de tels comportements et, selon le degré de menace, que les bâtiments concernés activent leurs systèmes de défense et abattent les avions se livrant à des manoeuvres agressives. Ou qu'en raison d'un mauvais calcul des pilotes ou d'une panne un appareil heurte malencontreusement un bateau. 

Or, le niveau de tension s’est évidemment accru entre l’Alliance atlantique et la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine fin février. C’est le cas en

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