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Le 31 mars 2012, les moyens des Forces Armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) ont participé à la saisie de près de 200 kilos de cocaïne, lors d'une opération de lutte contre le narcotrafic. Dirigée par le centre d'opérations des FANC, en liaison avec les services du Haut-commissaire et du procureur de la République, cette opération a mobilisé un avion de surveillance maritime Gardian de la flottille 25F, le patrouilleur La Glorieuse, une vedette de gendarmerie maritime ainsi qu'un hélicoptère Puma de l'escadron de transport outre-mer (ETOM) 52. A la mi-mars, les FANC avaient été alertées du passage près de la Nouvelle-Calédonie d'un voilier suspecté d'acheminer de la drogue dans le Pacifique. Comme pour la quasi-totalité des opérations de lutte contre le narcotrafic, les renseignements fournis par les douaniers, via notamment Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) ont été cruciaux. Au terme d'une longue phase de recherche, un bateau a été localisé par La Glorieuse à environ 150 nautiques des côtes dans la nuit du 30 au 31 mars. Interrogé, l'équipage affirmait que le voilier était immatriculé au Canada. Le temps de l'enquête de pavillon, La Glorieuse a pisté les suspects à distance. L'enquête ayant confirmé le fait que le voilier n'était pas canadien mais qu'il s'agissait bien de celui qui était recherché, les autorités françaises ont donné l'ordre d'intervenir. La Glorieuse (© : EMA) Au lever du jour, l'équipe de visite du patrouilleur, renforcée par un élément du groupement de fusiliers-marins et de douaniers, a arraisonné le voilier. Lors de la fouille menée à bord, 7 ballots contenant environ 200 kilos de cocaïne ont été découverts. Un hélicoptère Puma a acheminé du personnel pour prendre en compte le voilier et assurer son convoyage, alors que les trois membres d'équipage et les stupéfiants saisis ont été transférés à bord du patrouilleur. Ce dernier les a acheminés jusqu'à la base navale de Nouméa, où ils ont été remis aux services de police judiciaire et de la gendarmerie nationale le 1er avril.Selon l'Etat-major des Armées, l'importance de cette saisie constitue une première dans la zone maritime de la Nouvelle-Calédonie et témoigne de la parfaite synergie des moyens interministériels et interarmées mis en oeuvre pour la réaliser, à l'image des opérations de lutte contre les narcotrafics conduites dans les Antilles.Pour mémoire, la plupart des actions de ce type sont menées sous l'égide de l'Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCTRIS), organisme interministériel où travaillent conjointement policiers, militaires et douaniers. Transfert sur la Glorieuse (© : EMA)

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