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Initialement conçu pour les missions hydrographiques, le drone de surface (USV) DriX, développé par la société française iXblue, se révèle également très précieux pour communiquer en direct et contrôler à distance les opérations de drones sous-marins (AUV), y compris lorsque ceux-ci évoluent à grande profondeur. Une capacité très intéressante pour des applications civiles, dans le domaine scientifique ou l’industrie offshore, mais aussi militaires, en particulier dans la cadre des nouvelles stratégies destinées à lutter contre les menaces pesant sur les grands fonds marins (Seabed warfare). Mer et Marine a pu assister à une démonstration depuis le port de La Ciotat.

Au large de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) où est implanté le chantier naval d’iXblue, qui produit des navires en matériaux composites ainsi que les DriX, produits en série depuis cinq ans, l’un de ces drones de surface appareille pour se positionner dans la baie. Peint en rouge vif, l’USV, facilement reconnaissable, est suivi par un engin jaune beaucoup plus discret, que l’on distingue presqu’uniquement à ses appendices affleurant la surface de l’eau. C’est un drone sous-marin d’ECA Group, en l’occurrence un A18-D. Il va aujourd’hui travailler en tandem avec le DriX pour scanner le fond de la mer.

 

© IXBLUE

 

Relais de communication via une liaison acoustique

Doté d’un sonar à balayage latéral, l’AUV, une fois en plongée, commence son travail de cartographie, les images en haute résolution et données qu’il collecte étant directement envoyées vers un centre de contrôle installé sur le port, dans les locaux d’IXblue. Cela, en passant par le DriX, qui évolue à l’aplomb de l’AUV et sert en surface de relais (via radio, wifi ou satellite selon la distance) avec la station de contrôle.

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