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La toute nouvelle frégate française est au large des côtes américaines, où se déroule une nouvelle étape de son déploiement de longue durée, préalable à son admission au service actif. Une étape majeure puisqu’il s’agit du premier entrainement interallié de l’Aquitaine. Et pas n’importe lequel, le bâtiment se retrouvant intégré aux manœuvres Independent Deployer de l’US Navy. Cinq jours de coopération avec la marine américaine afin de «vérifier les capacités du bâtiment à intégrer des forces alliées et de conduire des opérations avec des marines étrangères», explique le commandant adjoint opérations de l’Aquitaine, le capitaine de corvette Jocelyn Delrieu.

Si la tête de série du programme des frégates multi-missions (FREMM) est évidemment conçue pour s’intégrer à une force aéronavale internationale de grande envergure, rien de tel que la réalité pour vérifier l’interopérabilité des systèmes. Le programme d’entrainement est très dense, avec une succession d’exercices de contrôle du trafic maritime, de lutte antiaérienne, antinavire, et contre des menaces asymétriques, ou encore des ravitaillements à la mer avec des pétroliers américains… L’Aquitaine joue pour la première fois dans la cour des grands, avec et face aux fleurons de la première flotte mondiale. Et des marins américains probablement curieux de voir évoluer le dernier-né de l'industrie navale tricolore. Car, même si la frégate française n'est pas de nature, par sa taille, à impressionner des mastodontes comme les croiseurs du type Ticonderoga ou des destroyers du type Arleigh Burke, au sein de l'US Navy, on a appris à ne pas prendre les Frenchies à la légère. Des marins perçus comme très professionnels et astucieux qui, avec des moyens bien moins importants, savent tenir la dragée haute, technologiquement et opérationnellement, à leurs camarades d'outre-Atlantique.

A l’issue de ces manœuvre, la frégate française va faire escale à Norfolk, la grande base navale américaine de la côte Est, où sont positionnés 130 bâtiments de combat et 45 escadrilles de l'aéronavale.

Livrée fin 2012 par DCNS, l’Aquitaine est la première des 11 FREMM commandées pour la Marine nationale. Devant être admis au service actif en fin d’année, ce bâtiment de 142 mètres de long et 6000 tonnes de déplacement en charge pourra mettre en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles de croisière Scalp naval (MdCN) et 16 missiles surface-air Aster 15. Il est également doté d’une tourelle de 76mm, recevra deux canons télé-opérés de 20mm Narwhal et dispose de tubes lance-torpilles pour MU90. La frégate embarque, de plus, un hélicoptère NH90 (Caïman Marine). Ses principaux senseurs sont un radar multifonction Herakles et un sonar remorqué Captas 4.

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