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Mis sur cale le 16 janvier 2020 au chantier Seaspan de Vancouver, le futur Protecteur, premier des deux nouveaux bâtiments logistiques de la marine canadienne, voit son assemblage s’achever. Le 25 novembre, le dernier bloc constituant la proue du navire a en effet été posé sur le reste de la coque.  La prochaine grande étape sera la mise à l’eau, en vue d’une livraison en 2023 du bâtiment, dont la construction a débuté en juin 2018. Puis viendra son sistership, le futur Préserver.  Ces deux navires reprennent les noms de leurs deux aînés, les pétroliers-ravitailleurs Protecteur et Preserver, désarmés en 2014 et 2015. Ils ne seront donc pas baptisés, comme annoncé en 2013, Queenston et Chateauguay. Le changement avait été officialisé en septembre 2017.

 

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© MARINE CANADIENNE

Le nouveau Protecteur (© : MARINE CANDIENNE)

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© US NAVY

L'ancien Protecteur (© :  US NAVY)

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© MARINE CANADIENNE

Le futur Protecteur (© : MARINE CANADIENNE)

 

Appelés Navires de soutien interarmées (NSI) par la marine canadienne, les nouveaux Protecteur et Preserver sont conçus sur la base d’un design en service dans la marine allemande (Type 702, classe Berlin). Longs de 173.7 mètres pour une largeur de 24 mètres, les NSI afficheront un déplacement en charge de 19.648 tonnes (10.895 tonnes lège). Pouvant accueillir 239 personnes, ils auront une vitesse maximale de 20 nœuds et seront capables de franchir 10.800 nautiques à allure économie (la vitesse de croisière sera de 15 nœuds). Ces bâtiments disposeront de deux postes de ravitaillement latéraux, de puissants moyens de levage, une plage avant pouvant recevoir des conteneurs et petits chalands de débarquement, ainsi qu’une plateforme et un hangar hélicoptère.

Pour mémoire, en attendant la mise en service des NSI, la marine canadienne avait accepté la solution du chantier québécois Davie de convertir un porte-conteneurs en unité logistique. Après transformation, l’Astérix a été livré en 2017 et fait l’objet d’un contrat de location de cinq ans (avec une option pour cinq années supplémentaires).

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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