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Le fameux « contrat du siècle » décroché en 2016 par Naval Group auprès de l’Australie pour la co-conception et la construction à Adelaide de douze sous-marins océaniques est tombé à l’eau. Un projet sacrifié par Canberra sur l’autel d’une grande alliance anglo-saxonne avec Washington et Londres, qui ont saboté dans le plus grand secret les accords franco-australiens signés il y a cinq ans.

Une alliance face à Pékin

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé cette nuit avoir conclu un pacte de coopération et de sécurité tripartite, qui a clairement pour but de faire face à la montée en puissance économique, technologique et militaire de la Chine, même si celle-ci n’est jamais citée nommément. « Nos trois nations s’engagent à renforcer notre partenariat global pour travailler à la sécurité de nos peuples, pour la paix et la stabilité de l’Indopacifique », a indiqué la vidéo de présentation de ce partenariat stratégique baptisé « AUKUS » (AUstralia, United Kingdom, United States). Un message d’introduction où il est intéressant de noter qu’il débute en expliquant que le premier point commun des trois nations est qu’elles sont des « démocraties maritimes unies par de vastes océans entre trois continents ». C’est le retour clairement affiché des thalassocraties, dont la puissance réside dans la maîtrise des mers. A suivi une intervention conjointe publique, en visioconférence, du président américain Joe Biden, du premier ministre britannique Boris Johnson et du premier ministre australien Scott Morrison. C’est ce dernier qui a pris la parole en premier, expliquant que ce partenariat allait permettre aux scientifiques, industriels et forces armées des trois pays de travailler ensemble pour rendre l’Indopacifique plus sûr, en coopération avec leurs alliés dans la région. Au-delà des opérations, l’objectif affiché par Washington, Londres et Canberra est d’œuvrer de concert pour conserver une supériorité technologique, en particulier, a précisé Joe Biden, dans le cyber, l’intelligence artificielle, les technologies quantiques et le domaine sous-marin. Et d’annoncer le premier grand projet de cette alliance : permettre à la Royal Australian Navy (RAN) d’acquérir des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire avec l’aide des Etats-Unis et du Royaume-Uni.  

La France lâchée en rase campagne et prévenue au dernier moment

C’est ainsi que le choix acté en 2016 d’une version à propulsion conventionnelle des nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) français (qui auraient été équipés d’un système de combat américain et devaient former la classe Attack), a été abandonné par le gouvernement australien. Sans aucun mot de Scott Morrison pour la France, lâchée en rase campagne après cinq ans de travail acharné sur ce projet industriel majeur doublé de deux accords intergouvernementaux de coopération et de sécurité entre les deux pays. Une humiliation pour Paris, d’autant plus cuisante que si l’on savait le dossier des sous-marins australiens sur le fil du rasoir ces dernières semaines, personne ne semble avoir vu venir AUKUS. Les Français ont apparemment été mis hier devant le fait accompli. Ce qui pose au passage la question de l’efficacité des réseaux d’information français, d’autant que ce n’est pas la première fois que la France se laisse surprendre ces derniers temps.   

Le redoutable activisme commercial de l’administration Biden

Comble de l’ironie, Canberra opte maintenant pour des SNA, bien que le pays ne dispose d’aucune filière ou compétence nucléaire, raison pour laquelle il avait fallu proposer une motorisation classique des Barracuda français, la propulsion nucléaire étant exclue de la compétition internationale remportée en 2016 par Naval Group. C’était sans compter avec le pouvoir de persuasion des Etats-Unis, qui ne savent plus construire de sous-marins à propulsion conventionnelle et infligent un nouveau camouflet à la France et son industrie après leur interférence dans plusieurs dossiers européens. Il faut dire qu’après la présidence Trump, dont la politique de repli avait généré des opportunités, l’administration Biden fait depuis son arrivée à la Maison Blanche preuve d’un activisme commercial notable pour rattraper cinq années plutôt mornes pour le complexe militaro-industriel américain.

L’US Navy doit trouver des supplétifs pour contrer l’essor naval chinois

S’y ajoute, et cela est nouveau, la prise de conscience des Etats-Unis que le temps de la toute puissance de l’US Navy sur les mers est révolu. Il ne sera plus possible, compte tenu de la croissance exponentielle de la flotte chinoise, de maintenir une supériorité numérique décisive, qui est déjà perdue, alors que Pékin entend également contester la supériorité technologique américaine. Pour la première fois depuis longtemps, les Américains, qui doivent en plus s’éparpiller aux quatre coins du monde, ne peuvent plus jouer solo et ont réellement besoins d’alliés pour compléter leurs propres moyens.

Dans l’affaire australienne, les Américains ont en plus été appuyés par les Britanniques, fidèles supplétifs qui entendent valoriser leur rôle dans cette nouvelle donne et dans le cas présent sont étroitement liés aux Australiens, y compris via leur industrie de défense très présente dans le pays (avec en particulier BAE Systems). Londres, qui suit la stratégie océanique « Global Britain » fixée par Boris Johnson dans le sillage du Brexit, a pleinement joué la carte du Commonwealth. Celle-ci lui avait déjà permis de remporter en 2018 la commande géante (24 milliards d’euros) des neuf futures frégates australiennes (classe Hunter), développées sur la base des T26 de la Royal Navy.

Quel type de SNA ?

Les futurs SNA australiens vont faire l’objet d’une étude tripartite de 18 mois destinée à déterminer les capacités à mettre en œuvre pour acquérir, exploiter et soutenir de tels bâtiments, en particulier les réacteurs nucléaires. Scott Morrison en a profité pour préciser que l’Australie n’entendait pas se doter de l’arme atomique, ni de centrales électriques nucléaires.

Le modèle de sous-marins visé n’a pas été précisé, sachant qu’Américains et Britanniques ont chacun une série de SNA en production actuellement, les Virginia pour l’US Navy et les Astute pour la Royal Navy. Jamais, jusqu’ici, cette technologie n’a été exportée par les deux pays, bien que les Etats-Unis ont aidé dans ce domaine leurs alliés britanniques, y compris pour remettre sur les rails le programme Astute il y a quelques années. En toute logique, un nouveau modèle de SNA ne sera pas développé spécifiquement pour l’Australie, les coûts serait trop importants. Il s’agira sans doute d’une solution basée sur un modèle existant, probablement les Virginia (ce que pense savoir Paris), dont la production est en train de monter en puissance aux Etats-Unis, avec désormais une cadence de deux unités livrées par an entre les chantiers General Electric Boat et Huntington Ingalls Industries. Dix-neuf Virginia ont été mis en service au sein de l’US Navy entre 2004 et 2020, la série devant en compter une quarantaine à terme. Avec régulièrement de nouvelles versions, améliorations des précédentes. Mais les Britanniques devraient avoir un rôle important à jouer, du moins si l’on en croit Boris Johnson (dont les déclarations ne sont néanmoins pas toujours d’une grande fiabilité). Le premier ministre britannique a en tous cas affirmé que le futur programme australien pourrait générer « des centaines d’emplois hautement qualifiés au Royaume-Uni », citant plusieurs régions dont l’Ecosse, où sont réalisés les sous-marins de la Royal Navy.

L’Australie souhaite toujours construire ses sous-marins

De son côté, Scott Morrison a souligné cette nuit que l’Australie avait l’intention de construire sur son sol ses futurs SNA, en coopération étroite avec ses partenaires. Un vrai challenge, possible sans doute, comme c’était le cas avec le projet français, pour assembler les coques et assurer leur intégration. Mais il parait à peu près évident que les chaufferies ne verront pas le jour en Australie. Et si dans le pays les opposants à la solution française estimaient que celle-ci était hors de prix, il risque d’y avoir des malaises quand les Américains vont présenter leur facture.

Pour réduire le coût des sous-marins, qui sera inévitablement plus élevé à l’unité, la logique voudrait que la RAN profite de la chaine de production en grande série des Virginia. Cela étant, l’acquisition des compétences très pointues nécessaires pour la mise en œuvre et le soutien de bâtiments à propulsion nucléaire va nécessiter une très forte implication des Américains (et éventuellement des Britanniques) en Australie. Il pourrait en résulter, c’est une hypothèse, une sorte de flotte conjointe australo-américaine, surtout si les Etats-Unis viennent à baser des Virginia en Australie, ce qui leur permettrait de renforcer sensiblement leurs capacités sur le flanc sud de la sphère d’influence chinoise.

Constitution d’un glacis défensif en Indopacifique

Cela constituerait un complément très précieux aux actuelles implantations de l’US Navy à Guam et au Japon, en plus d’Hawaii au cœur du Pacifique, et de l’autre côté de la zone indopacifique Diego Garcia et les bases du Moyen-Orient pour couvrir l’océan Indien, sur lequel l’Australie est également très bien positionnée géographiquement. On assiste ainsi à la consolidation d’un glacis défensif destiné à contenir l’expansionnisme de Pékin, dont les Australiens ont pu mesurer directement, ces derniers mois, le pouvoir de nuisance. Une crise diplomatique a en effet éclaté entre la Chine et l’Australie il y a un an, sur un feu qui couvait depuis 2017, lorsque Canberra, prenant conscience de l’influence chinoise dans les affaires du pays, a décidé d’interdire les dons en provenance de l’étranger aux partis politiques. Le géant de la téléphonie chinoise, Huawei, a ensuite été exclu des marchés relatifs au développement de la 5G en Australie. Sans oublier des prises de position fortes de Canberra sur la persécution des ouigours et, ce qui encore accentué le conflit, la demande par Canberra l'année dernière, dans le sillage de Washington, de l'ouverture d'une enquête internationale sur l'origine de la pandémie. La Chine a répliqué à coup de mesures de rétorsions, en s’attaquant notamment aux exportations de l’Australie. Car le marché chinois était l’un des principaux débouchés des productions australiennes, par exemple les céréales et les minerais. Les premières ont été fortement taxées et, en octobre 2020, la Chine a carrément fermé ses ports aux navires acheminant des minerais en provenance d’Australie, qui constituait dans ce domaine l’une des premières sources d’approvisionnement de l’empire du milieu. Des mesures qui n’ont pas été sans poser des problèmes à la Chine, le temps de trouver de nouveaux fournisseurs, mais dont le contrecoup économique a surtout été rude pour l’Australie.

La France ne fait pas le poids

C’est dans ce contexte de vives tensions avec la Chine que l’Australie s’est mise en quête de nouvelles alliances pour rompre son isolement et peser plus lourd face à Pékin. La France lui a bien apporté son soutien mais son poids dans cette région du monde est globalement marginal. Cela fait penser à cette célèbre réplique attribuée à Staline sur l’importance du souverain pontife : « Le pape, combien de divisions ? » On en est un peu là. Alors que les moyens militaires basés en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie et à La Réunion sont anémiques et pour partie hors d’âge, il ne suffit pas d’envoyer une poignée de Rafale accompagnés d’un ravitailleur faire un passage éclair en Australie, projeter dans cette région un sous-marin tous les vingt ans, ou faire transiter plus ou moins régulièrement des bâtiments faiblement armés en mer de Chine méridionale… Quand le Royaume-Uni, qui n’hésite pas s’opposer frontalement à Pékin, déploie pour la première fois son nouveau groupe aéronaval, c’est toute la flotte qui passe dans la zone contestée, avec en tête le porte-avions HMS Queen Elizabeth et son groupe aérien embarqué intégrant des F-35B américains. Mais quand son homologue français le Charles de Gaulle pointe, ce qui est très rare, le bout de son étrave en Asie du sud-est, on prend bien garde à ne pas dépasser Singapour pour ne pas trop déplaire aux Chinois. Cette différence de posture, cette approche diplomatique plus nuancée des Français, les Australiens l’on bien intégrée. Alors, dans une époque devenue plus dangereuse, au moment de choisir ses alliés les plus proches, l’Australie a préféré se tourner vers ses partenaires historiques, qui lui offrent des garanties autrement supérieures et une vision stratégique commune. La France a beau être, comme l’a rappelé encore Emmanuel Macron mardi aux Assises de l’Economie de la mer, « une nation de l’Indopacifique » grâce ses territoires ultramarins, le centre de gravité tricolore est bel et bien européen, bien loin de ces régions. La décision australienne provoque donc une déception, une amertume et même une colère et un sentiment de trahison bien légitimes en France, mais ce choix parait quand on le regarde froidement plutôt pragmatique et lucide au regard de l'évolution du contexte géostratégique. Cela ne veut pas dire que la France est complètement sortie du jeu, mais que si elle veut réellement peser auprès des grands de l’Indopacifique, au-delà des discours engagés, elle devra y mettre plus de moyens.

Paris ne cache pas sa colère, notamment contre Washington

Cet échec est aussi vécu à Paris comme un nouveau coup de poignard dans le dos de la part des anglo-saxons, en particulier les Américains. Dans un souci d’apaisement sans doute, Joe Biden a d’ailleurs dans son intervention mentionné la France (il fut le seul) et cela de manière appuyée : « Notre plus grande force ce sont nos alliances et des pays européens jouent un rôle extrêmement important dans l’indopacifique, la France en particulier qui a déjà une présence substantielle en Indopacifique et qui est un partenaire clé de notre alliance pour renforcer la sécurité et la prospérité de la région », a déclaré le président américain. Une petite tape amicale dans le dos après un bon ramponneau…

Mais à Paris, la pilule ne passe pas. Informé dans l’après-midi de la décision australienne et de l’initiative AUKUS, le gouvernement a attendu l’intervention du trio Biden/Johnson/Morrison pour réagir. Dans un communiqué envoyé cette nuit, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et Florence Parly, ministre des Armées, ne cachent pas leur colère, en particulier à l’encontre des Etats-Unis. Voici ce communiqué dans son intégralité :

« La France prend acte de la décision qui vient d’être annoncée par le gouvernement australien de l’arrêt du programme de sous-marins de classe océanique « Future Submarine Program » et du lancement d’une coopération avec les Etats-Unis portant sur des sous-marins à propulsion nucléaire.

C’est une décision contraire à la lettre et à l’esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l’Australie, fondée sur une relation de confiance politique comme sur le développement d’une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau en Australie.

Le choix américain qui conduit à écarter un allié et un partenaire européen comme la France d’un partenariat structurant avec l’Australie, au moment où nous faisons face à des défis sans précédent dans la région Indopacifique, que ce soit sur nos valeurs ou sur le respect d’un multilatéralisme fondé sur la règle de droit, marque une absence de cohérence que la France ne peut que constater et regretter.

Alors qu’est publiée aujourd’hui même la communication conjointe sur la stratégie européenne pour la coopération dans la région Indopacifique, la France confirme sa volonté d’une action très ambitieuse dans cette région visant à préserver la « liberté de la souveraineté » de chacun. Seule nation européenne présente en Indopacifique avec près de deux millions de ses ressortissants et plus de 7000 militaires, la France est un partenaire fiable qui continuera à y tenir ses engagements, comme elle l’a toujours fait.

La décision regrettable qui vient d’être annoncée sur le programme FSP ne fait que renforcer la nécessité de porter haut et fort la question de l’autonomie stratégique européenne. Il n’y a pas d’autre voie crédible pour défendre nos intérêts et nos valeurs dans le monde, y compris dans l’Indopacifique ».

Un dossier très compliqué depuis des années

Au-delà de ce coup de grâce géopolitique final, le dossier des sous-marins australiens a été marqué ces dernières années par des instrumentalisations politiques, au gré des élections dans le pays, et aussi par quelques coups bas de concurrents de Naval Group. S’y est ajoutée une procédure de marchés publics complètement différente de ce que l’on connait habituellement en France. Une procédure très lourde ponctuée de nombreux jalons et peu adaptée à des projets aussi ambitieux et complexes. Un projet annoncé en 2016 à plus de 50 milliards de dollars australiens (34 milliards d’euros) et réévalué à près de 90 milliards de dollars australiens (58 milliards d’euros) d’ici 2080 en tenant compte de la maintenance des bâtiments une fois en service. Il consistait à réaliser des sous-marins parmi les plus performants au monde dans un pays qui ne dispose ni de l’outil industriel adéquat, ni des compétences et du réseau de fournisseurs pour y parvenir. Il fallait tout créer, un défi que Naval Group, après le succès du programme des Scorpène brésiliens réalisés dans le cadre d’un transfert de technologie complet, pensait pouvoir relever. Mais avant d’en arriver à la commande effective des sous-marins, il y avait de nombreux jalons à franchir, avec à chaque fois un nouveau contrat, notamment d’études, et à chaque fois des négociations et des remous politiques. Il restait une étape cruciale à franchir, qui devait permettre de boucler le gros des études d’ici la fin 2023 afin de lancer dans la foulée la construction du premier Attack. Mais les négociations se sont tendues malgré les engagements signés fin mars par Naval Group avec le gouvernement australien suite à une énième polémique autour des sous-marins, cette fois sur l’importance du contenu local. Et ces derniers mois, en particulier pendant l’été, les signaux d’inquiétudes se sont multipliés alors que Canberra avait fixé l’échéance pour aboutir à un accord à ce mois de septembre. Accord qui ne sera donc jamais conclu.

Un millier de collaborateurs de Naval Group étaient impliqués

Il reste désormais à mesurer les conséquences pour Naval Group, sur le plan financier et en termes d’emplois. Les dépenses réalisées dans ce projet l’ont apparemment été dans le cadre de contrats payés par les Australiens. Mais l’industriel français a lourdement investi dans le pays, où sa filiale locale emploie des centaines de personnes, dont 350 expatriés français. S’y ajoutent 650 collaborateurs du groupe en France qui étaient mobilisés sur les Attack, sans parler des 120 Australiens qui s'étaient installés avec leurs familles à Cherbourg. Sur le plan social, il y a donc énormément de monde à recaser alors que le projet représente environ 10% du chiffre d’affaires de l’entreprise, une part qui devait sensiblement croitre dans les années à venir. Par ailleurs, cet arrêt provoque la disparition d’importants marchés pour d’autres industriels tricolores, comme Thales (qui devait fournir des sonars) ou encore Safran.

La position de Naval Group fragilisée

Même si, depuis 2016, on savait chez Naval Group que le dossier serait un combat de longue haleine, et qu’il s’est au fil du temps transformé en chemin de croix que la France fait peut-être bien de quitter maintenant, l’annulation du projet est un coup extrêmement dur pour l’industriel. Certes, le naufrage du « contrat du siècle » est une décision politique du client, le travail de Naval Group n’est pas en cause. Mais il intervient à un moment très compliqué, où l’industriel n’arrive pas à décrocher de nouveaux contrats dans le domaine des bâtiments de surface, secteur où son homologue italien Fincantieri lui a ravi le leadership européen. Avec des conséquences qui deviennent palpable sur la charge de travail de certains établissements, comme Lorient. Il y a heureusement plus d’activité dans les sous-marins, et sur le long terme, grâce aux SNA et futurs SNLE de la Marine nationale. Nul doute cependant que l’échec australien va avoir de lourdes conséquences, entrainer des remises en cause et probablement modifier le nouveau plan stratégique qu’est en train d’élaborer Pierre-Eric Pommellet, qui a pris la présidence de Naval Group l’an dernier.  

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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