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Il s'appelle désormais Harembee. L'ex-patrouilleur français La Rieuse, cédé à la marine kényane, a rejoint cet été sa nouvelle patrie. Après une prise en main par son nouvel équipage et quelques travaux à La Réunion, le bâtiment a rejoint le Kenya, où il a débuté son activité opérationnelle. L'ancien P400 français va bénéficier d'une remise à niveau technique, sur laquelle intervient la société française Sofrapie, en charge de la revente des matériels militaires retirés du service actif des armées tricolores et conseillée notamment par RVR International. Neuvième des 10 unités du type P400, La Rieuse, construite par les CMN de Cherbourg, a été admise au service actif en 1987. Long de 54.8 mètres pour un déplacement de 480 tonnes en charge, ce bâtiment, armé par un équipage de 30 marins et capable d'atteindre la vitesse de 23 noeuds, dispose d'un canon de 40mm, un affût de 20mm et deux mitrailleuses de 7.62mm. En 25 ans de service au sein de la Marine nationale, La Rieuse a mené de nombreuses missions de surveillance et de contrôle autour de La Réunion, des îles Eparses, de Mayotte, de Madagascar ou encore de l'île Maurice, et s'est distinguée dans plusieurs opérations de sauvetage et d'arraisonnement. Le bâtiment a parcouru, sous pavillon français, l'équivalent de 22 tours du monde. Il a été officiellement transféré le 7 juin dernier au Kenya. A La Réunion, il sera remplacé par Le Malin, un ancien palangrier arraisonné en 2005 et venant d'être transformé en patrouilleur.

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