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De manière assez surprenante, les autorités indiennes auraient renoncé, pour le moment, à lancer la construction de nouveaux porte-aéronefs. New Delhi se contenterait, dans un premier temps, du Vikramaditya (ex-Gorshkov), qu'elle doit toucher l'an prochain après une longue refonte en Russie. Ce navire de 283 mètres et 45.000 tonnes, capable de mettre en oeuvre 20 avions MiG 29-K et 12 hélicoptères, remplacera le vieux Viraat (ex-Hermès britannique mis en service en 1959) totalement à bout de souffle. Les travaux sur le premier porte-aéronefs de construction nationale, le Vikrant, sont également maintenus. Le bâtiment de 260 mètres et 40.000 tonnes, conçu pour embarquer 40 aéronefs, devrait être mis à flot cette année. Mais il ne sera pas opérationnel avant 2014. En revanche, la construction d'un sistership qui devait débuter au moment du lancement du Vikrant, serait renvoyée à plus tard. Outre les difficultés techniques que rencontrent sans doute les industriels indiens pour mener à bien cet ambitieux projet, des facteurs économiques semblent justifier cette pause dans le développement de l'outil aéronaval indien. Certains journaux évoquent, notamment, l'explosion du coût des moyens consacrés à la lutte contre la piraterie, les eaux indiennes étant désormais à portée des attaques de navires marchands. La priorité serait donc données aux moyens permettant de repousser ce fléau, qui peut directement impacter l'économie régionale.

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