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Créée il y a 54 ans, la base aéronavale de Tontouta, en Nouvelle-Calédonie, a définitivement fermé ses portes le 17 août. L'aérodrome et ses infrastructures sont passés dans le giron de l'armée de l'Air, le site étant devenu la base aérienne 186 « Lieutenant Paul Klein ». La Marine nationale n'a, toutefois, pas déserté la nouvelle BA 186, qui accueille toujours, en plus de l'escadron de transport outre-mer (ETOM), deux avions de surveillance maritime Gardian de la flottille 25F, ainsi que l'hélicoptère Alouette III de la frégate Vendémiaire, lorsque celle-ci est stationnée dans la base navale de Nouméa. Pour mémoire, c'est en juillet 1957 que la base d'aéronautique navale de Tontouta avait vu le jour. Dotée initialement de trois Lancaster (9S), la BAN verra ensuite passer des DC4, C47 et P2H. Après avoir été mise en sommeil pendant 7 ans, l'escadrille 9S est recrée en 1975 et la base réactivée en 1976 afin d'assurer le soutien des activités aéronavales et aériennes au profit des forces armées de la Nouvelle-Calédonie. En 1976 est créé l'ETOM 00.052, qui comprend alors quatre Puma et une Alouette II. Couvrant 39 hectares, la nouvelle BAN est inaugurée en juillet 1977. Trois ans plus tard, elle servira notamment de base arrière à l'opération Saintonge, menée sur le territoire des Nouvelles-Hébrides, devenues l'Etat indépendant du Vanuatu. Des opérations de surveillance seront d'ailleurs mises en place en 1983 suite aux revendications territoriales du Vanuatu sur les îlots Matthew et Hunter. La base sera également au coeur du dispositif mis en oeuvre en Nouvelle-Calédonie lors des « évènements » de 1984. Elle reçoit alors le renfort d'un détachement Puma de l'aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) et deux Transall de l'ETOM. Le détachement ALAT est dissout en en 1998, alors que des avions C235 succèdent aux Transall. Le 1er août 1999, la BAN prend le statut de base de soutien à vocation interarmées (BSVIA). Cette année là est également marquée par le remplacement du Panther embarqué sur frégate de surveillance par l'Alouette III. Et, en 2000, l'escadrille calédonienne 9S et sa consoeur polynésienne, la 12S, toutes deux dotées d'un Gardian, fusionnent pour donner naissance à la flottille 25F. Cette dernière est basée à Tahiti, avec un détachement à Tontouta.

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