Aller au contenu principal

Nous vous emmenons aujourd’hui à bord de La Confiance, premier des deux nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) de la Marine nationale, sur lequel nous avons pu embarquer avant son grand départ de Brest. Conçu par Bureau Mauric et réalisé par Socarenam, le bâtiment met cette semaine le cap sur la Guyane, où il remplacera La Capricieuse, patrouilleur du type P400 datant de 1987. Il sera rejoint à Dégrad-des-Cannes au printemps par son sistership, La Résolue, qui succèdera à La Gracieuse.

 

158286 confiance
© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

La Confiance (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le début d’une nouvelle phase de renouvellement 

Si la Marine nationale s’est enrichie récemment de frégates de nouvelle génération et de ses premiers bâtiments multi-missions, c’est, en dehors de l’expérience de L’Adroit, la première fois depuis près de 20 ans que la Force d’action navale intègre un patrouilleur flambant neuf, qui plus est réalisé selon ses spécifications. Un vrai évènement au sein de la flotte qui marque le début du processus de renouvellement de ce type de bâtiments. « Ce bateau, c’est la modernisation de la marine qui continue et, après les FDA, les FREMM et les B2M, nous débutons ce processus pour les patrouilleurs », souligne le capitaine de corvette Stanislas Marande, commandant de La Confiance.

 

158227 la confiance
© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

Le commandant Marande (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La technologie bouleverse l’organisation

De fait, c’est un équipage de 24 marins manifestement motivé et conquis qui a pris en main ce nouvel outil ces derniers mois. Il faut dire que par rapport aux anciens patrouilleurs, comme les P400, La Confiance représente un saut capacitaire significatif et offre un niveau de confort bien supérieur. La technologie comme les standards d’habitabilité ont largement évolué et, aujourd’hui, les marins s’en rendent bien compte. « C’est le jour et la nuit », confie l’un d’eux. Le pacha du PLG retient pour sa part que cette modernité engendre aussi de profonds changements sur le plan organisationnel : « Il y a beaucoup d’électronique et de nombreux systèmes automatisés conduisant à avoir un équipage plus réduit que ce que nous connaissions jusqu’ici. Il faut donc abandonner nos vieux modèles, s’adapter et changer nos habitudes comme notre organisation afin de tirer le meilleur parti de toutes les nouvelles technologies que nous avons à bord. Nous devons apprendre à les maitriser et à réagir en cas de problème, c’est le vrai défi des PLG ».

Personne en machine et un contrôle pouvant s’effectuer directement depuis la passerelle, des systèmes de management de la plateforme et de sécurité automatisés, une artillerie principale sans servant, des dispositifs de mise à l’eau des embarcations de nouvelle génération… A l’instar des frégates il y a quelques années, les marins font désormais leur révolution sur les patrouilleurs.

 

158216 la confiance
© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

Aller plus loin

Rubriques
Défense
Dossiers
Marine nationale Socarenam