Aller au contenu principal

La cérémonie de lancement de construction du premier des quatre bâtiments dérivés des Littoral Combat Ships (LCS) américains du type Freedom commandés par l’Arabie Saoudite s’est déroulée le 26 mai chez Marinette Marine, dans le Wisconsin. Ce dernier est pour mémoire l’un des chantiers de FMG, filiale américaine du groupe italien Fincantieri.

Ce premier bâtiment a été nommé « Saud » (en Anglais), en hommage au roi Saoud ben Abdelaziz Al Saoud (1902-1969), fondateur de la dynastie au pouvoir depuis 1953 dans le pays.

Le projet Tuwaiq avait été annoncé en mai 2017 dans le cadre d'un accord global au travers duquel l’Arabie Saoudite, suite à la visite officielle de Donald Trump, s’était engagée à acquérir pour 28 milliards de dollars d’équipements militaires américains. La commande des quatre bâtiments et leur construction aux Etats-Unis avait été officialisée par Fincantieri en décembre 2019 (eu égard à ses obligations de communication vis à vis de la bourse de Milan), FMG étant allié à Lockheed Martin et Gibbs & Cox sur ce contrat. 

 

221260 arabie saoudite lcs mmsc
© LOCKHEED MARTIN

Le modèle MMSC (© LOCKHEED-MARTIN)

 

Connus aux Etats-Unis sous le nom de MMSC (multi-mission surface combatant), les futurs bâtiments saoudiens mesureront 118 mètres de long pour un déplacement d’environ 3600 tonnes en charge, soit un peu plus que les LCS de l’US Navy (115 mètres, 3090 tpc). La propulsion, basée sur une architecture diesel/gaz, leur permettra officiellement de dépasser les 30 nœuds (plus de 40 pour les LCS américains équipés de deux turbines à gaz MT30 et d’hydrojets Kamewa), l’autonomie étant portée à 5000 milles à vitesse économique afin de leur permettre d’évoluer plus loin et plus longtemps. L’armement sera plus conséquent que celui mis en œuvre pour l’instant par les LCS, avec en plus d’une tourelle de 57mm Mk110 et d’un système surface-air SeaRAM, 16 cellules (lanceurs verticaux Mk41) pour missiles surface-air SM-2 ou ESSM (8 sur la plage avant et 8 autres à bâbord du hangar hélicoptère) permettant de loger chacune 1 SM-2 ou 4 ESSM. S’y ajouteront 8 missiles antinavire et deux canons télé-opérés de 20mm. Les MMSC embarqueront un hélicoptère Seahawk et doivent être équipés d’un radar TRS-4D à antenne active. Ils pourraient aussi mettre en œuvre un sonar remorqué.

Le calendrier de livraison des nouvelles unités saoudiennes n’est pas précisé. Elles s’intercaleront dans la production de Marinette Marine au profit de l’US Navy, le chantier américain ayant livré en 2020 le 10ème LCS du type Freedom. Six autres sont encore prévus, les deux premiers, des prototypes qui ne donnent pas satisfaction, allant être retirés du service cette année. Il s’agit des USS Freedom (2008) et USS Fort Worth (2012), qui sont proposés à la Grèce comme solution intérimaire avant la construction de quatre MMSC neufs, une offre portée par les Etats-Unis dans le cadre de la modernisation de la flotte de frégates de la marine hellénique.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Aller plus loin

Rubriques
Défense
Dossiers
Fincantieri