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La cérémonie de mise en service du Toryu, douzième et dernier sous-marin japonais du type Soryu, s’est déroulée hier au chantier Kawasaki Heavy Industries de Kobe, où le bâtiment avait été mis à l’eau en novembre 2019.

 

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© JMSDF

Le Toryu lors de la cérémonie de mise en service (@ JMSDF)

 

Longs de 83.7 mètres pour un diamètre de 9.1 mètres et un déplacement de 4200 tonnes en plongée, les Soryu sont armés par 65 marins. Ils disposent de six tubes de 533mm et peuvent mettre en œuvre des torpilles lourdes et missiles antinavire (Sub Harpoon). Les onze premiers de la série ont été livrés à la marine japonaise entre 2009 pour le Soryu et 2020 pour l’Oryu. Ce dernier, ainsi que le nouveau Toryu, présentent une évolution notable au niveau de la partie énergie/propulsion. Il s’agit en effet des premiers de la série à intégrer de nouveaux parcs de batteries utilisant la technologie lithium-ion, qui doit permettre d’accroître leur autonomie en plongée. Les précédents sous-marins de cette classe sont pour mémoire équipés d’un système de propulsion anaérobie basé sur des moteurs suédois Stirling, conçus par Saab-Kockums et réalisés sous licence par les chantiers nippons.

Pour la suite, après avoir achevé la série des Soryu, la marine japonaise va se doter d’une nouvelle classe de sous-marins, les Taigei, d’un gabarit voisin à celui de leurs aînés et qui sont eux aussi équipés de batteries Lithium-ion. Au moins sept unités de ce type sont prévues, quatre ayant pour le moment été commandées. Construite par Mitsubishi Heavy Industries, la tête de série a été mise sur cale en mars 2018 et lancée en octobre 2020 en vue d’une livraison en 2022. Le rythme de production est, comme pour les Soryu, prévu pour être d’une unité par an.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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