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Aucune décision officielle pour le moment mais une recommandation de poids : Thomas Wedergang, responsable des capacités matérielles marines au sein des forces armées norvégiennes, déconseille la reconstruction de la frégate Helge Ingstad, très gravement endommagée après sa collision avec un pétrolier le 8 novembre dernier. Après examen du bâtiment, sorti de l’eau fin février, les experts ont conclu que seuls le moteur, l’arbre et l’hélice pouvaient éventuellement être récupérés. Bien peu de chose sur l’ensemble de la plateforme et de son système d’armes dont la réhabilitation a été estimée entre 12 à 14 milliards de couronnes norvégiennes (entre 1.2 et 1.4 milliard d’euros) et nécessitant un chantier de cinq ans. Parallèlement la construction d’un équivalent neuf a été estimée entre 11 à 13 milliards de couronnes pour une durée de chantier également évaluée à 5 ans.

Le ministère norvégien de la Défense n’a pas encore fait connaître sa décision mais déjà, dans le royaume, de nombreux experts civils et militaires s’interrogent sur l’opportunité de remplacer la frégate par un navire équivalent. Nombreux sont ceux qui estiment que ce budget pourrait être mieux utilisé en construisant des navires côtiers plus petits et pouvant mettre en œuvre des systèmes anti-navires, anti-aériens et anti-sous-marins, et qui pourraient avoir une utilisation polyvalente (défense et garde-côtes).

Longue de 133 mètres pour un déplacement de 5290 tonnes en charge, l’Helge Ingstad, quatrième des cinq frégates norvégiennes du type Fridtjof Nansen, a été mise en service en 2009. Elle a sombré suite à une collision avec le pétrolier Sola ST. Les 127 membres d’équipage, dont 8 ont été blessés dans l’accident, ont pu évacuer le bâtiment avant qu’il chavire.

Voir notre analyse du premier rapport d'enquête sur la collision

 

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